Que vaut le Renault Scénic en 2021 ?
Technique et Pratique

Que vaut le Renault Scénic en 2021 ?


Il s’en est vendu un peu moins de 18 000 exemplaires du Renault Scénic en 2020… des ventes divisées par plus de 5 en près de quinze ans. Le Kadjar, pourtant pas un franc succès lui non plus, se vend un peu mieux. Le Scénic est en sursis, il ne sera pas remplacé. Et pourtant, il résiste encore. Le constructeur a daigné lui offrir un restylage en fin d’année dernière. Très timide, certes. Tout comme l’Espace. Et contrairement à son rival de toujours, il est toujours disponible en version courte et longue. Le Citroën C4 Spacetourer ayant en effet quitté le catalogue en fin d’année dernière, il ne reste plus aujourd’hui que le grand des deux C4 proposés jusque-là.

Le Scénic ne manque pas de qualités au quotidien. Certes, il a perdu en aspects pratiques. Mais même s’il a troqué par exemple ses sièges indépendants à l’arrière contre une plus classique banquette 1/3-2/3, au moins les sièges se replient-ils en un tournemain dans le plancher. Le volume du coffre est décent. Il est plutôt rassurant au volant. Et le confort ne souffre pas des jantes de 20 pouces… qui remplissent bien les passages de roues et le rendent plus séduisant. Mais on pouvait hésiter jusque-là à cause de ses problèmes de jeunesse et sa qualité de fabrication plutôt moyenne. A-t-il évolué sur ce point ?

Fiabilité

À bord du Scénic comme dans toutes les Renault, le R-Link reste source de tracas, voire de pannes. D’autres équipements électriques, tel le boîtier ABS/ESP ou le “Stop & Start”, sont également récal­citrants, mais le taux de pannes est moins élevé. Un nombre croissant de propriétaires se plaint également de blocages de la boîte de vitesses, manuelle ou à double embrayage (EDC). Dans ce cas, le remplacement de l’unité est quasi­-inévitable.

Qualité

C’est surtout à bord que le Scénic 4 pèche, avec des coutures de siège qui se déchirent, des moquettes coupées trop court qui se déclipsent des protections de seuil ou encore des renforts de siège en simili­-cuir qui se griffent après 30 000 à 40 000 km. L’alignement des principaux éléments mobiles (contre-portes avec ­tableau de bord, hayon et portes avec la carrosserie) n’est pas non plus irré­prochable.

Quel moteur choisir

Vous n’aurez pas trop le choix. Qu’il s’agisse du Renault Scénic « tout court » ou de sa version longue « Grand Scénic », ce sera essence, un point, c’est tout. Tout le contraire de l’Espace, uniquement disponible en diesel. Les motorisations diesel ont quitté le catalogue du Scénic depuis le 1er janvier 2021. Ceci dit, les motorisations sont toutes performantes et suffisamment sobres.

MotorisationPuissance réellePuissance fiscaleConso mixte*Nos remarquesMotorisation1.3 TCe 115/140Puissance réelle115 ch/140 chPuissance fiscale7 CVConso mixte*5,4 lNos remarquesCe 1.3 remplace avec brio l’imparfait 1.2. Même en 115 ch, il est à l’aise, agréable et reste sobre.Motorisation1.3 TCe 160 EDCPuissance réelle160 chPuissance fiscale9 CVConso mixte*5,4 lNos remarquesEn 160 ch, le 1.3 fait du Scénic un voyageur au long cours, tout en maîtrisant sa consommation.Notre avis

Après les problèmes de jeunesse, voici venu, pour celui qui sera probablement le dernier monospace du Losange, l’heure des problèmes dus à l’usure. Quant aux soucis relevés sur le 1.7 Blue dCi, ils laissent craindre un problème de refroidissement, et donc, potentiellement, une épidémie d’interventions dans les prochaines années. Bilan globalement mitigé donc pour ce Scénic. Mais on trouve plus mauvais dans la catégorie. Et le grand frère Espace ne fait pas mieux.

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