Radar mobile embarqué : des mouchards pour contrôler les limitations de vitesse
Technique et Pratique

Radar mobile embarqué : des mouchards pour contrôler les limitations de vitesse


Les voitures radars privatisées poursuivent leur montée en puissance sur le territoire français. Chacun de ces véhicules est conduit par un chauffeur privé et embarque un radar avec un système de contrôle de la vitesse totalement autonome. On vous dit pourquoi, et comment.

Les véhicules radars privatisés se déploient depuis 3 ans sur les routes de notre territoire, avec environ 150 voitures de ce type en mission à ce jour rappelle radars-auto.com. Leur gestion est confiée à des opérateurs privés, y compris les chauffeurs. Résultat, si le but de ces véhicules est d’enregistrer tout excès de vitesse commis durant leur service, les prérogatives de ceux qui en prennent le volant sont réduites en comparaison de celles des représentants des forces de l’ordre.

Caméras et base de données

Autrement dit, il est juridiquement irrecevable pour un chauffeur qui n’est pas assermenté, de paramétrer manuellement les limitations de vitesse du radar embarqué dans le véhicule. Pour pallier ce « problème », le système radar des voitures radars privatisées a été externalisé par les pouvoirs publics à Sysnav, société spécialisée dans le domaine de la navigation et de la géolocalisation.

Résultat, l’appareil a été conçu pour agir de façon autonome en matière de contrôle de vitesse, notamment grâce à la connaissance à l’instant T de la position exacte GPS du véhicule privé et donc de la limitation de vitesse qu’il faut y respecter.

A toutes fins utiles

Et puisque deux vérifications valent mieux qu’une, l’équipement de Sysnav permet grâce à quatre caméras, placées à l’avant et à l’arrière de la voiture privée, de collecter l’ensemble des panneaux de signalisation qui se trouvent sur sa route et de croiser ces données avec la première base de données liée elle, on l’a dit, à la position GPS de la voiture.

Chacun de ces appareils enregistre par ailleurs d’autres données liées au trafic, telles que le nombre de véhicules circulant dans la zone traversée, les risques de survitesse ou encore la vitesse moyenne des véhicules, selon le jour, l’heure, ou encore les conditions météo. Une mine d’informations en somme, permettant après analyse de connaître les routes potentiellement les plus à risques. Pour veiller à la sécurité de chacun en y faisant circuler ensuite davantage les véhicules radars privatisés ?

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Publié le 16/04/2021 Mis à jour le 16/04/2021

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