Avertisseur Coyote : non, il ne sera pas interdit de signaler les radars
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Avertisseur Coyote : non, il ne sera pas interdit de signaler les radars


Un nouveau décret interdira à partir du 1er novembre 2021 aux applications comme Coyote de signaler les contrôles routiers. Mais seulement dans certains cas de figure, ainsi que nous l’a précisé Kevin Vaney, Responsable de la communication externe et des relations publiques de Coyote.

Nous vous en parlions il y a peu de temps, un nouveau décret, le numéro 2021-468 datant du 19 avril 2021, a pour objectif de préciser les « modalités d’interdiction de rediffuser tout message de nature à signaler la présence des forces de l’ordre sur les services électroniques d’aide à la conduite ou à la navigation par géolocalisation« . Si on prend le texte au pied de la lettre, on pourrait comprendre que les signalements de radars seront interdits à compter du 1er novembre 2021. Mais ce n’est pas tout à fait le cas, comme a tenu à le souligner Kevin Vaney, Responsable de la communication externe et des relations publiques de Coyote, avec qui nous nous sommes entretenus récemment.

#Radars mobiles : le tableau officiel des marges de tolérance des excès de vitesse https://t.co/SopJkg8prC

— Coyote_Officiel (@Coyote_Officiel) 14 avril 2021Le décret prévoit-il d’interdire les signalements de vitesse ?

Kevin Vaney – Pas exactement. Ce que dit le texte, c’est que nous sommes tenus de suspendre nos services sous certaines conditions. Dans le cadre de lutte anti-criminalité, lorsque les forces de l’ordre sont à la recherche d’un criminel en fuite. Ou encore lorsque des contrôles d’alcoolémie ou de stupéfiant sont réalisés. L’interdiction est aussi limitée dans le temps et à un certain périmètre géographique.

Ce décret était-il une surprise pour Coyote ?

K.V. – Nous connaissions l’existence de ce texte avant même sa publication au Journal Officiel. Cela fait plusieurs mois que nous participons à des ateliers de travail avec les services de l’Etat à ce sujet. Nous travaillons main dans la main avec eux depuis longtemps. Notre rôle, c’est notamment d’apporter un éclairage technique.

Avez-vous déjà suspendu temporairement vos services par le passé ?

K.V. – Ca a été le cas par exemple lors des attentats de novembre 2015 ou lors de celui du marché de Strasbourg fin 2018 par exemple. On avait fait ça pour faciliter le travail des forces de l’ordre. Mais on ne nous avait pas demandé de le faire. On a pris la décision nous-même. C’est tout simplement un acte citoyen, une façon de protéger les usagers de la route. On considère que certains cas de force majeure l’exigent naturellement. La seule différence avec ce décret, c’est que nous allons échanger directement avec les autorités. C’est tout l’intérêt des tables de travail auxquelles nous participons en ce moment puisqu’on essaie de définir le cahier des charges techniques.

Vous êtes donc favorable à ce décret ?

K.V. – Tout à fait ! Coyote est une entreprise citoyenne. Et ça ne date pas d’hier. Déjà au début des années 2010, lorsqu’un décret a interdit l’utilisation des avertisseurs de radars, nous n’avons pas perdu de temps pour nous adapter et faire en sorte que notre boitier respecte la norme NF 469 (celle dédiée à la certification des Assistant d’aide à la conduite, nouveau nom des avertisseurs de radars). Nous avons les mêmes objectifs que ceux de la sécurité routière et considérons le boitier ou l’application Coyote comme des outils utiles au bénéfice de la sécurité des usagers de la route. S’il y a un nid-de-poule sur la route, du brouillard, etc, nos utilisateurs sont rapidement mis au courant. On ne sait pas toujours à quelle vitesse on doit circuler selon l’itinéraire emprunté, c’est pourquoi les limitations sont constamment mises à jour et affichées en gros plan sur le boitier ou l’application. Quant aux radars, ils se trouvent toujours dans des zones dangereuses, ils n’ont pas été placés par hasard.

Publié le 28/04/2021 Mis à jour le 28/04/2021

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