emploi et économie

Entretien, maintenance, réparations… les services liés à l’automobile recrutent

Dans le sillage de l’industrie automobile, les services attachés à la voiture, et plus généralement à la mobilité, recrutent.

Entretien, maintenance, réparations, lavage, stationnement… la voiture et le camion (mais aussi la moto ou le vélo) drainent tout une kyrielle de services, fortement créateurs d’emplois dont beaucoup sont non pourvus. Pour informer le public, particulièrement les jeunes, l’ANFA (Association nationale pour la formation automobile) organise pour la 4e année consécutive une « Semaine des services de l’automobile et de la mobilité » (elle a commencé samedi et s’achèvera le 23 mars). Au total, près de 500 événements dans 160 établissements pour découvrir les métiers et l’éventail des formations : plus de 90 diplômes et certifications, allant du CAP au diplôme d’ingénieur, ouvrant sur des métiers techniques, d’expertise, commerciaux ou de management.

Un moyen d’insertion

« Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, alors même que notre secteur innove et recrute, nous voulons développer l’attractivité de nos métiers », explique Bertrand Mazeau, vice-président de l’ANFA. Les professions des services automobiles présentent en outre un avantage non négligeable pour les personnes peu mobiles géographiquement : les entreprises – concessions automobiles, garages, centres de réparation ou d’entretien rapide, stations de lavage – sont réparties sur tout le territoire, depuis les plus grandes villes jusqu’aux régions rurales.

Autre élément d’attractivité : certaines entreprises mettent en place une politique à destination des personnes éloignées de l’emploi. Ainsi, le Groupe Faurie (concessions Renault Dacia ou Renault Trucks) a institué des partenariats avec ces acteurs locaux. « Nous prenons le pari d’investir sur des gens éloignés de l’emploi et nous leur offrons une formation diplômante », explique Marie-Line Charpentier, Directrice des Ressources Humaines. Et ce n’est pas réservé aux plus jeunes : actuellement, le groupe forme une personne de 46 ans.

Chez Lavéo, spécialisé dans le nettoyage des flottes automobiles d’entreprise, tous les salariés sont en parcours d’insertion. « Nos salariés sont tous en CDD d’insertion de deux ans maximum. Nous les recrutons via des associations ou des structures telles que Pôle emploi », précise le directeur général, Laurent Cenne. De quoi se remettre le pied à l’étrier après avoir bénéficié d’une formation et d’une véritable expérience professionnelle.

Enfin, des entreprises comme Cityscoot, qui gère des scooters en libre-service à Paris et Nice, recrute des personnes peu ou pas qualifiées pour conduire les camionnettes chargées d’acheminer les deux-roues afin que les batteries vides soient remplacées. Seul diplôme exigé : le permis de conduire. Au moins 50 personnes seront recrutées d’ici fin juillet.

CLÉS

500 000 professionnels dans les services auto, moto et vélo en 2018.

132 000 entreprises.

58 000 jeunes en formation.

35 000 apprentis.

1570 certificats de qualification professionnelle (CQP).

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