Essai de la nouvelle Skoda Octavia RS Combi : pour le VRP pressé
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Essai de la nouvelle Skoda Octavia RS Combi : pour le VRP pressé


Il est grand temps de les écouler ces ostéo-densitomètres portables, pour toucher le bonus promis par le boss. Les 640 litres et même 1700 litres, toutes assises rabattues qu’offre la RS Combi, ne seront ainsi pas de trop pour charger un maximum de cartons. Et puis, c’est déjà le moment d’utiliser les équipements pratiques Simply Clever, chers à Skoda. Ça va des tirettes dans le coffre pour rabattre les sièges, aux filets (dont un séparant la soute des passagers), en passant par le double plancher, les crochets de sacs… C’était tout de même un casse-tête de tout regrouper dans le configurateur, tant ces équipements sont tantos de série, tantos via des packs optionnels, éligibles ou non selon le modèle et la carrosserie. Heureusement, les plus singuliers sont en série, comme les compartiments dans les tranches de portes (pour y glisser un petit parapluie ou une brosse à neige), le grattoir dans la trappe à essence ou encore les pochettes pour smartphone contre les aumônières des sièges avant. Les maintiens de têtes des appuis-tête (comme dans les avions ou les trains!), nécessitent le pack voyage à 270 euros. Ce qui reste tout à fait accessible d’autant qu’il comprend également un plaid (ultra-collector comme le grattoir !), un couvre coffre rétractable, des stores pare-soleil à l’arrière et la sécurité enfant électrique.

En rouge et noirLancer le diaporama
Skoda Octavia RS Combi (2021) | nos photos de l’essai+62

Credit Photo – Autonews

Le client est au bord du lac d’Annecy. C’est donc à l’aube que nous partons pour prendre aussi le temps de profiter de cette RS dans les lacets de montagne. Le jour, qui n’est pas encore vraiment levé, permet de mettre en évidence l’ambiance lumineuse très sportive à bord de l’Octavia RS Combi. Un filet de LED rouge fait tout le tour de l’habitacle et souligne à merveille les inserts en Alcantara surpiqués et effet fibre de carbone. Le Virtual Cockpit en série de 10,25 pouces et l’écran central tactile de 10 pouces reçoivent eux aussi des arrière-plans rouges très graphiques. Le volant à méplat badgé RS (comme les seuils de portes), le pédalier en alu et la commande de boîte DSG chromée, sont aussi très immersifs. Et puis il y a les sièges “baquets”, seulement en tissus surpiqués de série mais très bien dessinés. Avec des logos RS à nouveau et des ouvertures à la nuque, comme s’ils pouvaient accueillir des harnais. Ils sont juste un peu trop larges et manquent du coup de maintien pour les petits et moyens gabarits. Est-ce parce que le VRP tchèque n’a probablement pas été élevé au quinoa et au yaourt 0% ? Blague de commercial.

Un moteur rationnelLancer le diaporama
Skoda Octavia RS Combi (2021) | nos photos de l’essai+62

Credit Photo – Autonews

Il y a, à peu près, 600 km pour rejoindre Annecy. Le 2.0 TDI EVO DSG7 de 200 ch se prête bien à avaler une telle distance, tout en laissant encore 200 km d’autonomie pour la montagne. L’Octavia RS est toutefois aussi disponible en 2.0 TSI 245 ch BVM6 ou BVA6 et surtout 1.4 TSI iV DSG6 de 245 ch, un modèle hybride rechargeable à la technologie partagée au sein du groupe, comme sur la Cupra Leon par exemple. Notre version Diesel, en plus d’offrir l’autonomie la plus généreuse, est aussi la seule disponible en 4 roues motrices et, même comme ça, les 147 g/km de CO2 impliquent un malus raisonnable de 360 euros. Certes, 200 ch pour un break voulu sportif, à une époque où les meilleurs breaks de chasse de généralistes oscillent autour des 300 ch (Peugeot 508 PSE, Cupra Leon SP TSI 310…), c’est un peu juste à nos yeux. Mais le couple du Diesel, la boîte à double embrayage (qui fait toujours mieux que les modèles français) et l’amplification du son dans la baie de parebrise, procurent tout de même une forme de plaisir sportif. Raisonnable dirons-nous. Le 0 à 100 km/h demande 5,6 secondes sur cette version Combi, pour une vmax de 243 km/h.

L’autoroute est avalée avec beaucoup de confort, bien aidé par les assistances, dont la conduite autonome de niveau 2 avec un maintien de voie particulièrement précis. Le Turn Assist ou le système d’aide de sortie permettent, quant à eux, de surveiller les angles morts avec plus d’efficacité et d’anticipation.

Des attributs sportifs sérieuxLancer le diaporama
Skoda Octavia RS Combi (2021) | nos photos de l’essai+62

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Nous sommes bien arrivés chez le client, qui semble satisfait du deal. Il n’y prête en réalité presque pas attention, tant il est fasciné par notre Octavia RS Combi. Le pack d’éléments sportifs fait son effet, comprenant notamment les inserts noir laqués distinctifs, comme la large grille de calandre ou les différents emblèmes, les jantes diamantées de 18 pouces (19 pouces en option), les phares Full Led à technologie matrix auto-adaptative, les boucliers specifiques ou encore la pseudo double sortie d’échappement. Heureusement, il ne se rend pas compte que les gaz ne sortent que du côté gauche et à travers une ligne normale. Devant l’intérêt qu’il porte à notre break de chasse, on l’emmène faire un tour.

L’Octavia RS bénéficie d’une garde au sol abaissée de 15 mm et d’un châssis raffermi. De la direction progressive aussi, d’un système de freinage à disques de frein redimensionnés (340 mm à l’avant, 310 à l’arrière), de réglages ESC et DCC spécifiques et surtout d’un différentiel électronique autobloquant. Avec les pièges glacés de la montagne, les 4 roues motrices sont rassurantes aussi, si les bons pneumatiques sont montés bien entendu. Globalement l’Octavia RS montre ainsi de bonnes qualités de guidage, même dans les changements de cap rapides. Un parti pris toutefois, même en mode Sport, le confort d’amortissement reste prioritaire. Elle ne devient jamais “tape-cul”. Notre client a, en revanche, le pied un peu lourd sur le frein et la montagne les a poussé dans leurs derniers retranchements, montrant une endurance qui a ses limites.

En dehors des grandes villesLancer le diaporama
Skoda Octavia RS Combi (2021) | nos photos de l’essai+62

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Le VRP qui n’a pas à traverser les grandes villes françaises qui interdiront le Diesel dans 3 ans, trouvera le compromis intéressant pour continuer d’aller loin, avec un agrément de conduite qui procure un réel plaisir. Et s’il doit sortir du territoire, le Diesel permet toujours de passer moins souvent à la pompe.

Dans la gamme de prix de l’Octavia RS Combi, 43 790 euros, la concurrence n’offre pas autant de puissance et d’équipements dédiés à la “performance”. Certes la suspension pilotée reste en option à 890 euros mais le différentiel, le châssis sport, le freinage amélioré ou l’amplificateur de son, sont en série. La Peugeot 508 SW GT à 43 700 euros, s’arrête à 130 ch en BlueHDI. La Renault Talisman Estate Blue dCi 190 EDC Intens, est quant à elle tarifée 46 200 euros hors options. Elle a beau avoir une puissance et un couple très proche de la Tchèque, cette dernière est bien plus performante tout en étant plus spacieuse et sportive à bord. L’Opel Insignia Sports Tourer 2.0 D 174 ch BVA8 AWD, en finition GS Line à partir de 47 550 euros, a ses atouts cosmétiques mais, là encore, ce constructeur laisse la sportivité à ses modèles essence. Skoda est donc un de ces derniers survivants, chez les généralistes, à proposer un modèle Diesel à tempérament dynamique, ce qui en ferait presque un collector finalement. Notre client en a commandé une du coup.

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