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Essai et avis de la nouvelle Audi A3 Sportback 35 TDI S tronic


Chez Audi, on a le respect des ainés : cette 4e génération d’A3 est immédiatement reconnaissable sans ringardiser sa devancière. A l’instar de la récente A1, elle a juste fait un détour par la salle de sport, s’offrant une face avant bodybuildée et des flancs aux muscles travaillés. Pour le changement, c’est dedans que ça se passe. L’ambiance épurée et très qualitative d’avant cède place à un ensemble plus structuré et spectaculaire. Sauf qu’à vouloir réinventer des commandes éprouvées, la facilité d’utilisation y perd. Ainsi, modifier l’éclairage n’est guère pratique et il faut aussi quitter la route des yeux pour régler la clim’. Quant aux affichages de l’écran-compteur, certains en mettent plein la vue (la navigation) et d’autres déconcertent, à l’image du compte-tours, peu lisible.

Qualité revue à la baisse

Surtout, on regrette que le curseur finition soit revu à la baisse. Hormis une coiffe réalisée dans un épais plastique qui sied à la “deutsche qualität”, les autres matériaux de l’habitacle n’ont rien d’exclusifs. La dernière BMW Série 1 fait davantage d’efforts et l’écart avec les compactes « généralistes » (Peugeot 308, VW Golf, Honda Civic…) s’est bien réduit. Pour le reste, les habitués seront en terrain connu à bord. A contenir ses dimensions (3 cm de plus en longueur et largeur et un empattement inchangé), l’allemande affiche des cotes intérieures sans grand changement. L’espace est très convenable devant et toujours aussi moyen derrière, puisque même la Série 1, pas réputée pour son sens de l’accueil, offre quelques centimètres de plus, que l’on parle largeur aux épaules et place pour allonger ses jambes.

© AudiDes progrès trop sages

Comme quoi, si cette Audi reste à la page, elle ne donne pas le sentiment de s’être décarcassée outre mesure. Un constat qui vaut à la conduite de cette variante diesel 35 TDI de 150 ch, associée exclusivement à la boîte auto. à double-embrayage S tronic. Côté suspension, elle propose ici ce qui se fait de mieux dans la gamme : train arrière multibras, réservé aux variantes de 150 ch et plus, et amortissement piloté (option). De fait, cette A3 ne manque ni de bonnes manières ni d’allant, s’affichant bien mieux amortie qu’une perfectible Mercedes Classe A. En revanche, si la filtration des défauts de la chaussée de l’Audi est honnête, elle n’a rien d’exceptionnelle dans l’absolu. D’autant, que les bruits de roulement et d’air ne sont pas aussi bien muselés qu’espéré, tandis que son diesel grogne un peu à l’accélération. Le quatre-cylindres a, toutefois, le bon goût de se faire oublier aux allures stabilisées.

Un appétit d’oiseau

En usage courant, autant rester dans le mode de conduite Automatique, qui concilie le mieux confort, équilibre routier et réactivité au moment de se relancer. La boîte S tronic réagit rapidement aux sollicitations du pied droit, assurant des relances efficaces en même temps qu’un appétit d’oiseau : seulement 5,5 l/100 km en moyenne selon nos mesures. Et puis, à défaut d’offrir l’efficacité et l’agilité d’une 118d, cette A3 rassure par sa stabilité en cas d’urgence.

Des prix pas « grand public »

Un choix “grand public” rationnel, même s’il manque à cette A3 Sportback 35 TDI S tronic au logo coté quelques atouts bien sentis pour justifier de démarrer ses tarifs à 34 050 € (prix au 5 mars 2020) quand sa variante S line réclame 41 850 €, sans compter les nombreuses options disponibles qui peuvent encore alourdir l’ardoise… Pour un essai encore plus complet de cette Audi, avec nos mesures ISO 9001 détaillées, rendez-vous dans le numéro 889 de L’Automobile Magazine, en vente le 11 juin en kiosques ou directement sur notre site.

© Audi

 

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