Essai Renault Arkana : que vaut le premier SUV coupé de Renault ?
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Essai Renault Arkana : que vaut le premier SUV coupé de Renault ?


Ils connaissent un joli succès chez les constructeurs « premium » souvent allemands. Eux, ce sont les SUV coupés, dont la chute de toit tombante leur donne une allure plus dynamique que les chouchous actuels des acheteurs. Jusqu’alors, excepté peut-être Kia avec son X-Ceed et Toyota avec son C-HR, tous deux de seulement 4,4 m, les constructeurs généralistes ne s’étaient pas trop risqués sur ce segment un peu particulier, puisque croisement a-priori contre-nature entre un SUV haut, et un coupé bas deux portes.

SUV Coupé, mais habitable aussi derrière

Que les familles se rassurent, comme les « coupés 4 portes », cet Arkana premier généraliste du genre conserve ses ouvrants arrière tout en affinant sa poupe. Côté style, nous vous laisseront seuls juges. Mais même s’il est basé sur la plateforme CMF-B des Clio et Captur, Renault a soigné l’habitabilité de son SUV Coupé en étirant jusque 2,72 m l’empattement de cette base technique (2,58 m sur la Clio, 2,64 m pour le Captur). Au point qu’avec ses 4,57 m de long, cet Arkana dépasse même son « grand frère théorique », le Kadjar de 4,49 m.

Le coffre en profite pour gonfler son volume (513 Dm3 annoncés contre 472 Dm3 pour le Kadjar), grâce notamment à une belle longueur de chargement de 96 cm. Et si en échange son « grand frère » offre 5 à 6 cm de plus pour les jambes au deuxième rang, des adultes y seront tout de même bien accueillis, avec une garde au toit très correcte grâce à une inclinaison du dossier de banquette un peu plus prononcée qu’à l’accoutumée.

Une planche de bord très proche de celle du CapturIntérieur Renault Arkana 2021© Renault

Devant, on retrouve une planche de bord extrêmement proche de celle, réussie, du Captur, habillée quasiment partout de plastiques souples en partie haute, et agrémentée, du moins en finition Intens et RS Line montrée ici, du très bel écran vertical 9,3 pouces pilotant tout l’infotainment, dont le GPS connecté et doté d’une commande vocale assez efficace.

Pour coller à son look dynamisé, Renault explique avoir choisi des réglage châssis visant à donner davantage de plaisir de conduite. Et sur les belles routes sinueuses du Vexin à quelques kilomètres seulement de la région parisienne, c’est effectivement vrai…par rapport à un Kadjar plutôt placide.

Plus dynamique qu’un KadjarRenault Arkana 2021© Renault

L’Arkana semble disposer d’une direction plus directe permettant de minimiser l’amplitude des mouvements au volant, d’autant que ce dernier bénéficie d’un diamètre plus raisonnable qui amplifie cette sensation. Nous conseillons toutefois à ceux qui apprécient de bien ressentir le niveau d’adhérence de paramétrer l’assistance de direction en mode Sport dans le menu « My Sense », sinon le volant manque de consistance. Raisonnablement incisif quand les courbes se resserrent, l’Arkana est agréable à mener, mais ne fera tout de même pas d’ombre à la référence du segment qu’est le Peugeot 3008, avec son train avant très accrocheur et son tout petit volant.

Toujours très stable, l’Arkana est en fait très proche du Captur, avec un peu moins de roulis, mais les conséquences qui vont avec, à savoir une motricité moins bonne sur chaussée mouillée, et de désagréables mouvements transversaux du haut du buste sur les routes déformées. La faute à ses plus grosses barres anti-roulis, indispensables à la stabilité en cas de manœuvre d’urgence (évitement…) pour un véhicule haut perché disposant de 20 cm de garde au sol.

Des trépidations avec les roues de 18 pouces

Côté confort, on retrouve là encore beaucoup du Captur avec, sous 70 km/h, des trépidations des grosses roues de 18 pouces sur les petits défauts de la chaussée, mais un moelleux appréciable au-delà de cette vitesse. Sous le capot, avant que n’arrive l’hybride E-Tech 145 en mai prochain, seul le 1.3 TCe 140 EDC7 est disponible pour le moment. Assisté par un alterno-démarreur alimenté par une batterie lithium-ion 12 V de 0,13 kWh logée sous le siège passager, ce 4 cylindres micro-hybridé (le TCe 160 EDC7 disponible en fin d’année le sera aussi) procure de bonnes performances en toute discrétion, tant acoustique que vibratoire.

Micro-hybridation transparenteRenault Arkana 2021© Renault

Le fonctionnement de sa légère hybridation, qui ajoute jusqu’à 10 ch et 20 Nm de couple, est totalement transparent, et ne perturbe jamais le dosage du freinage, même dans les phases où il recharge la batterie. Et grâce à la boîte auto, qui est toutefois parfois un peu lente, les reprises et dépassement sont toujours très sûrs. On regrette juste que les palettes soient bien trop petites et trop éloignées de la jante du volant pour reprendre facilement la main, et que le dosage de l’embrayage soit parfois un peu brutal pour démarrer au feu. Un petit bémol que le stop-start, moins rapide que sur les meilleurs du genre, accentue également en créant un petit retard.

Restera maintenant à soumettre cette deuxième motorisation micro-hybridée Renault (un Scénic diesel, peu convaincant, l’avait précédé il y a quelques années…) à nos mesures sous protocole ISO 9001 sur notre circuit de Montlhéry pour voir son efficacité en termes de consommations.

Positionnement prix intéressant

Mais on peut déjà dire que le positionnement prix de cet Arkana (à partir de 29 700 €) le rendra très attractif face à un Kadjar plus onéreux de 2 700 € à motorisation et équipement comparable. D’autant que look et taille de ce SUV Coupé le feront paraître plus haut de gamme que son « grand frère » un peu vieillissant. Seuls atouts restant au Kadjar, lui seul propose encore du diesel (il revient bientôt dans la gamme) et des boîtes mécaniques dont l’Arkana ne disposera pas.

Découvrez tous les prix du Renault Arkana

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