Essai Rolls-Royce Ghost, est-elle la limousine parfaite ?
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Essai Rolls-Royce Ghost, est-elle la limousine parfaite ?


Chaque lancement de Rolls-Royce est un événement. D’autant plus quand la petite dernière, la nouvelle génération de la limousine Ghost, renouvelle (un peu) son style et (beaucoup) ses technologies. Le tout, bien sûr, au service du grand luxe et de l’exclusivité.

Quels sont les événements les plus rares outre-Manche ? La naissance d’un Royal Baby ? La victoire d’un club anglais en Ligue des Champions ? Ou la sortie d’une nouvelle Rolls-Royce ? La Rolls bien sûr, d’autant plus quand il s’agit de la dernière génération de la Ghost, le modèle le plus vendu de l’histoire de la marque.

Car oui, la petite limousine de la gamme a connu une très belle carrière. Commercialisée en 2010 pour « démocratiser » la marque et séduire un public plus jeune, moins emballé par les dimensions gargantuesques de la grande sœur Phantom, elle n’a pas tardé à connaître un franc succès. Perpétué ensuite par des variantes coupé Wraith et cabriolet Dawn.

Avec l’arrivée du nouveau best-seller, le SUV Cullinan, la Ghost se devait de se renouveler. Pas tellement esthétiquement, le style Rolls étant intemporel, mais plutôt techniquement. L’ancienne plateforme étant pour le moins dépassée, tout comme ses technologies embarquées.

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Rolls Royce Ghost, l’alternative à la côte Argus.

Nouvelle génération, nouvelle plateforme

Rolls a donc très largement modernisé sa partition. La Ghost repose désormais sur un châssis spécifique, entièrement en aluminium. Bye bye la plateforme de la cousine BMW Série 7 ! Un tel squelette a permis aux ingénieurs de modifier l’ancrage des suspensions avant afin de reculer légèrement le moteur et ainsi obtenir une répartition des masses parfaite 50/50.

Autre grande nouveauté, l’abandon de la propulsion pour une transmission intégrale avec roues arrière directrices. Une inspiration Cullinan destinée à faciliter la prise en main d’un bébé de 2.490 kg mesurant désormais 5,55 mètres de long et 1,98 m de large (+ 9 cm en longueur et + 3 cm en largeur). Rendez-vous compte, c’est 1,50 m de plus en longueur qu’une Renault Clio !

The last but not the least (pardonnez les anglicismes, de rigueur pour une Rolls-Royce), la Ghost inaugure la toute nouvelle suspension pneumatique prédictive “Planar”, conçue pour offrir le meilleur confort tout en contenant les mouvements de caisse. Concrètement, cette suspension dernier-cri est capable grâce à des caméras et au GPS de scanner la route et préparer le système de suspension à tout changement de surface.

Caresser la route

Travaillant de concert avec l’amortissement piloté Upper Wishbone, la transmission intégrale avec roues arrière directrices et le contrôle de stabilité, cette technologie fait des miracles. Le fameux tapis volant tant vanté par la marque est plus que jamais d’actualité, la Ghost semble planer au-dessus de la route, absorbant tous les moindres petits défauts de la chaussée sans jamais en faire pâtir le confort. C’est tout simplement prodigieux, encore plus que sur le Cullinan !

Sans oublier la douceur de sa direction, dirigeable quasiment du bout des doigts, et son insonorisation parfaite. Avec plus de 100 kilos d’isolants utilisés, la Ghost annihile presque tous les bruits d’air et de roulement. Un silence quasi électrique. Déroutant !

Heureusement, l’électrique chez Rolls, ce n’est pas pour tout de suite. Pour le moment, sous le Spirit Of Ecstasy se trouve toujours le V12 biturbo 6 litres 75 de 571 ch et 850 Nm de couple, au feulement bien caractéristique. Un bloc majestueux, loin des considérations de consommations et d’émissions de CO2, secondé par une boite automatique ZF à 8 rapports capable de lui offrir des performances honorables pour un tel gabarit : 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et 250 km/h de vitesse maximale.

Des chiffres d’autant plus intéressants que la Ghost se montre plutôt alerte en conduite dynamique. Une fois ses dimensions appréhendées, la Rolls d’entrée de gamme profite d’une relative agilité, braquant court – merci les roues arrière directrices – et d’un moteur vigoureux à tous les régimes. Sa prise de roulis et son freinage trop mou rappellent toutefois qu’elle demande à être emmenée avec volupté plus qu’avec brutalité.

Rolls-Royce Ghost, luxe, calme et volupté – Essai TURBO du 13/06/2021

Luxe, raffinement et personnalisation

D’ailleurs, une question se pose avec une telle voiture. Conduire ou se faire conduire ? Il faut dire que profiter des places arrière est une expérience hors du commun. Entre l’espace gigantesque, le moelleux des énormes sièges massants, chauffants et ventilés, l’écran avec télévision intégrée, la cave réfrigérée, les tapis en laine d’agneau à la douceur chatouillant la plante des pieds et bien sûr l’immanquable ciel étoilé, les arguments ne manquent pas pour élire domicile derrière le conducteur.

Et ceux qui préfèrent se mettre derrière le – grand – volant ne seront pas non plus déçus. Mêlant le classicisme du dessin Rolls à la modernité de l’instrumentation entièrement numérique, la planche de bord est un mélange de luxe et de simplicité. Les matériaux nobles – cuir étendu, surpiqué, perforé, boiseries et aluminium – recouvrant le moindre centimètre de la cabine sont parfaitement ajustés, et ne souffrent d’aucun reproche. Sauf celui peut-être d’être inaccessibles au commun des mortels.

Cherry on the cake (promis c’est le dernier), la Ghost reprend le thème des étoiles sur sa planche de bord côté passager avec une constellation de 850 points lumineux. Un exemple parmi tant d’autres de personnalisation à l’infini. Tout est possible, à condition de mettre la main au portefeuille. La marque le revendique d’ailleurs haut et fort, chaque modèle est unique.

Un coup de crayon plus contemporain

La preuve avec notre Ghost du jour. Très élégamment vêtue d’une peinture Tempest Grey, sa ligne de carrosserie est soulignée par un trait violet peint à la main et des jantes 21 pouces polies. Son coup de crayon, plus moderne et plus anguleux, est toujours aussi raffiné. Si l’arrière n’évolue que trop peu, à l’avant les feux rectangulaires et le bouclier avec décrochage en forme de C rendent son regard plus acéré. Et que dire de la mythique calandre Pantheon désormais éclairée par une vingtaine de led. Tout simplement spectaculaire !

Le spectacle est vraiment partout puisque les portières à ouverture antagoniste sont désormais entièrement électriques. Pour les fermer, rien de nouveau, il suffit d’effleurer le bouton sur la poignée. En revanche, pour les ouvrir, il suffit de tirer sur la poignée depuis l’intérieur et l’ouvrant se déploie tout seul. Car oui, hors de question de se fatiguer avec des portes trop lourdes, il s’agit tout de même d’une Rolls-Royce.

Fiche Technique Rolls-Royce Ghost
Modèle essayé : Rolls-Royce Ghost V12 6.75 571 ch
Dimensions L x l x h
5,546 / 2,148 / 1,571 m
Empattement
3,295 m
Volume mini / maxi du coffre
500 litres
Poids à vide
2.490 kg
Cylindrée du moteur
V12 biturbo – 6.749 cm3
Puissance moteur
571 ch à 5.000 tr/min
Couple
850 Nm entre 1.600 et 4.750 tr/min
0 à 100 km/h
4,8 s
Vitesse max
250 km/h (limitée électroniquement)
Consommation en cycle mixte
15,2 l/100 km (WLTP)
Taux de CO2
347 g/km (WLTP)
Bonus/Malus
30 000 € (2021)
Tarifs
A partir de 305 000 €
Prix du modèle essayé
410 000 €

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