Que vaut la nouvelle BMW Série 1 128 ti ?
Essais

Que vaut la nouvelle BMW Série 1 128 ti ?


Le logo “M” fait rêver les fans de BMW, mais tout le monde n’a pas les 52 950 € réclamés pour repartir au volant de la plus abordable de la famille, la M135i xDrive. Alors le bavarois a eu l’idée de ressusciter le logo « ti » – pour Turismo Internazionale – synonyme de sportives aux tarifs assez accessibles, apparu sur les 1800 ti (1964) et 2002 ti (1968). La 128 ti s’affiche ainsi 46 550 €.

Une fiche technique solide

A ce tarif, elle renonce à la transmission intégrale de la M135i xDrive et si les deux partagent le même 2 l turbo, la nouvelle venue n’affiche plus “que” 265 ch (au lieu de 306 ch). Une puissance transmise aux roues avant via un différentiel Torsen – en plus du système ARB, un antipatinage électronique optimisé. Par ailleurs, la 128 ti s’annonce 80 kg plus légère que sa grande sœur, tout en conservant les mêmes gros freins. Enfin, pour optimiser la sonorité, la 128 ti profite d’un clapet à l’échappement. Autant dire que la promesse est alléchante.

La déco spécifique fait son petit effet, avec des touches de rouge dehors – qui deviennent noires quand on choisit cette Série 1 en bleu ou en rouge. L’intérieur est rehaussé par un logo “ti” brodé sur l’accoudoir et des surpiqures rouges sur la sellerie. On retrouve avec plaisir les grandes amplitudes de réglages qui permettent d’être très bien installé devant le petit volant à jante épaisse. On n’a plus qu’une envie, démarrer !

Facile à vivre…mais pas assez émouvante

La 128 ti n’existant qu’avec la boîte auto. à huit vitesses, s’élancer est un jeu d’enfant. La fermeté de la suspension signale d’entrée qu’on n’est pas dans la Série 1 de Monsieur tout le monde. Et pas question d’y couper, puisque l’option amortissement piloté n’est pas disponible. Voilà qui contraste avec la souplesse et la disponibilité du quatre-cylindres, très discret pas ailleurs. Evidemment on n’a qu’une envie, s’éloigner des centre-urbain afin de vérifier si la sportivité est au rendez-vous.

Hélas, à la première accélération franche, c’est la déception au volant de cette BMW, qui est la seule de la gamme sportive à ne pas avoir été développé par le département M. La 128 ti n’envoûte pas et cela se confirme à l’usage. Malgré le clapet dans l’échappement, le bruit – ou plutôt son absence, déçoit. Et à trop lisser son couple – constant de 1 750 à 4 000 tr/mn – le 2 l n’affiche pas la poussée virile qui donne le sourire. Attention, ça marche fort, comme le confirme la vitesse qui s’affiche sur l’écran-compteur, mais côté sensations, le compte n’y est pas, le 2 l ne s’énervant jamais.

Les performances sont au rendez-vous, mais question sensations, le compte n’y est pas.© Tom Kirkpatrick ; BMW AGPeut mieux faire

Bref, c’est la déception, d’autant que la motricité est vite mise en défaut dès que la route n’est pas parfaitement plate. Le train avant a tendance à chercher son cap sur les bosses, malgré les roues de 19 pouces qui assurent une belle adhérence sur le sec. En outre, à vouloir limiter le C02 au maximum, la boîte de vitesse irrite par sa gestion, voulant absolument passer le rapport supérieur dès qu’on soulage l’accélérateur. Y compris en mode Sport. Reste la possibilité de passer les vitesses au volant, même si les palettes trop courtes et installées sur les branches, ne facilitent pas la vie.

Au final, cette 128 ti laisse sur sa faim. Performante mais pas assez délurée pour être attachante, elle aurait pu passer pour une “GT” si les suspensions n’étaient pas aussi fermes. Ce n’est pas la bombinette idéale pour venir taquiner la VW Golf GTI qu’elle a dans le viseur.

Source de l’article

Laisser un commentaire

Available for Amazon Prime