Sport et Prestige

Ancienne de la semaine : McLaren F1

Si les supercars devaient élire une représentante, la McLaren F1 serait à coup sûr parmi les lauréates. Un prix exorbitant pour des performances de rêve, elle a su faire plier la concurrence à grand renfort de courbes aérodynamiques et particulièrement racées.

C’est en 1988 que l’épopée trouve racine alors que l’écurie McLaren rafle les récompenses en course presque coup sur coup. Mais sachant le succès et la gloire de courte durée, les hautes instances du groupe se décident à innover pour conserver l’image d’une firme fraiche aux véhicules ancrés dans leur époque. C’est ainsi que l’idée d’une GT homologable sur route germe dans les esprits, avec une liberté totale quant à la conception.

Convaincus de l’importance de la chose, une société exclusivement dédiée au véhicule sera créée un an plus tard et baptisée McLaren Cars Ltd. Gordon Murray se voit alors nommé chef de projet tandis qu’à ses côtés se tient Peter Stevens pour le côté design. Ensemble ils donneront naissance en 1992 au modèle, présenté à Monaco, qui deviendra un emblème de la firme. L’année suivante sera celle de ses premiers tours de roues et enfin la production se lance calmement en 1994.

C’est en premier lieu en collaboration avec BMW que McLaren parvient à animer sa F1. Le bloc allemand V12 6.0l développant plus de 600 ch pour 650 Nm de couple environ présente des capacités irréelles. En effet, elle dévore littéralement les surfaces praticables en offrant 370 km/h de vitesse de pointe ainsi qu’un 0 à 100 abattu en 3.5 sec pour un poids somme toute faible pour cette catégorie (1142 kg).

Disposant d’une structure monocoque, la belle accueille un châssis et une carrosserie mélangeant carbone et fibres de la même matière. D’inspiration ouvertement Formule Un (étonnant), un matériau déformable prend place en cas de choc. Côté design, l’aérodynamisme prime comme en témoigne sa ligne travaillée à l’extrême. Le bouclier avant accueille deux sorties d’aération béantes alors qu’un opercule fièrement placé sur le capot ne laisse que peu de doute sur la vocation du modèle. Les ailes, creusées par endroit, s’acoquinent avec des portières en élytre. La poupe présente quatre phares ronds, 8 emplacements de feux de signalisation ainsi qu’un quartet de sorties d’échappement pour un rendu musclé et efficace.

L’habitacle se veut digne des modèles circuits et offre l’atypique configuration 3 places avant, représentative des McLaren F1 et permettant une réduction de la largeur. Axé pilotage, l’accent est donc mis sur la sécurité et ne laisse aucun élément au hasard, de la taille des jambes à la distance conducteur-passagers.

Vendue au prix sympathique d’un million de dollars, elle ne trouve que difficilement preneur. Les grands pontes réagiront rapidement en l’adaptant à la compétition ; la menant à une victoire remarquée à l’édition 1995 des 24 Heures du Mans. Alors que les constructeurs allemands commencent à se liguer contre la F1 en sortant des modèles de plus en plus performants, McLaren édite la version LM de son bijou l’année suivante. Celle-ci affiche une baisse de poids de 80 kg, gagne 0.5 sec sur le 0 à 100 mais paradoxalement perd une dizaine de km/h de vitesse de pointe.

Ces cinq unités ne suffisent pas à assurer le statut du constructeur lors de championnat : la petite sœur dénommée GT voit donc le jour en 1997 et affiche une vitesse en hausse. Toutefois, les 300 véhicules annoncés ne seront jamais produits.

Princesse de la lutte automobile, elle a fait les belles heures de la firme britannique jusqu’en 1998. Estimée aujourd’hui à plus du double de son prix d’origine, elle reste largement convoitée par les passionnés de tous bord et voit sa relève assurée avec la MP4-12C.

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