Sport et Prestige

Mondial de Paris 2010 : Maybach 57S restylée

Les quatre Rolls Royce Bespoke qui avaient fait le déplacement ont bien compensé l’absence de nouveauté du côté de la Flying Lady. Et ont même occulté un autre grand nom, devenu bien discret ces derniers temps : Maybach, l’inamovible blason très haut de gamme de Mercedes, pour qui le restylage sera presque passé inaperçu.

Non, Rolls Royce n’a pas l’apanage de l’ultra-luxe dans les allées du Mondial. Ressuscité de toutes pièces afin d’opposer quelque chose à BMW désormais propriétaire de Rolls Royce, l’allemand Maybach, spécialiste des limousines dans les années 20, tente de sortir la tête de l’eau.

Malgré les difficultés financières et les très faibles chiffres de vente ( à peine 200 unités en 2009, aucun en France ), la marque parvient à vivoter et à assurer une présence à quasiment tous les rendez-vous internationaux. Dont Paris, qui n’est pourtant pas la grand-messe par excellence du luxe roulant, où la 57 S restylée au printemps dernier a fait sa première apparition européenne. Où elle reçoit la palme du plus cher véhicule exposé au salon, avec un tarif débutant à 544 000 €, Bugatti ayant snobé l’événement.

Maybach 57S : le chant du cygne?

Les changements, très minces, ne parviendront sans doute pas à faire sortir Maybach de sa léthargie commerciale. Cette année, les changements se concentrent sur le bouclier avant, plus anguleux et intégrant des Leds, dans la veine de la Classe S. Ici présentée en version 57 S ( 5,70m de long, et motorisation la plus puissante ), elle bénéficie également d’un léger remaniement moteur en suivant l’évolution du V12 6 litres biturbo AMG ( passage de 612 à 630 ch ).

Portes franchies, on pénètre réellement dans un autre univers. Oublions un instant la tradition britannique Rolls Royce, Maybach propose un raffinement sans doute moins chaleureux. Ici, le dessin strict évoque une inspiration Bauhaus. Épuré et high-tech, l’habitacle fait la part belle au carbone et aux inserts en laque noire sur ce modèle. Évidemment, le moindre élément est personnalisable à l’envi. À commencer par le diffuseur de parfum d’ambiance. Qualité générale et raffinement sont d’un niveau exceptionnel : aucune faute de goût ou d’ajustage, et l’originalité trouve même discrètement sa place… au plafond, avec trois cadrans ( tachymètre, thermomètre, pendule ).

On regrette peut être le dessin trop typé Mercedes de la planche de bord, mais seul le chauffeur s’en plaindra. À l’arrière, n’importe quelle première classe de compagnie aérienne peut difficilement en revendiquer autant. Sièges individuels inclinables à l’envi, écrans et choix d’options pléthorique. On assiste aujourd’hui à un retour du sur-mesure dans le très haut de gamme, dans la veine de ce que l’on a pu connaître jusqu’à la fin des années 30 avec l’accomplissement de tous les caprices possibles et imaginables. Arrivé à un certain niveau, tout est possible. Reste à savoir si Maybach parviendra à tenir encore quelques temps. L’image ne se reconstruit pas en une décennie…

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Mondial de Paris 2010 en vidéo, par Sport-prestige :

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