Après les accidents en Azerbaïdjan, une surveillance renforcée des pneumatiques au GP de France
Formule 1

Après les accidents en Azerbaïdjan, une surveillance renforcée des pneumatiques au GP de France


Le fournisseur de pneumatiques à la Formule 1, l’Italien Pirelli, a rendu public son analyse sur les deux crevaisons qui ont touché les pneus arrière gauches des monoplaces de Lance Stroll (Aston Martin) et Max Verstappen (Red Bull), lors du dernier Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou, le 8 juin dernier.

Les écuries peuvent faire légèrement varier les pressions des pneus

« Dans chaque cas, explique Pirelli dans un communiqué, il s’agit d’une rupture dans la circonférence du flanc intérieur qui peut être liée aux conditions d’utilisation du pneu, bien que les paramètres de départ prescrits (pression minimale et température maximale de la couverture chauffante) aient été respectés. »

« Nous avons respecté les paramètres de Pirelli à tout moment »

Communiqué de Red Bull Racing-Honda

Une fois le Grand Prix lancé, les écuries peuvent tenter de jouer sur les pressions : légèrement plus basses que la limite prescrite, elles permettent une meilleure montée en température des pneumatiques (l’une des clés de l’adhérence et de la performance en Formule 1) mais au risque d’une dégradation trop importante. Exactement comme un pneu sous-gonflé sur une voiture de série peut entraîner une déformation et un échauffement extrêmes en roulant à haute vitesse et un risque d’éclatement sur autoroute.

De son côté, Red Bull a immédiatement réagi à la communication de Pirelli en publiant une mise au point : « Nous avons respecté les paramètres de Pirelli à tout moment et nous continuerons à suivre leurs recommandations. »

La FIA pourra contrôler à tout moment la pression des pneus

Ce n’est pas la première fois que la question cruciale sur la pression de gonflage des pneumatiques se pose en Formule 1, après des accidents comme ceux de Bakou. La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a d’ailleurs établi des règles mais elles ne sont pas toujours faciles à contrôler lorsque les monoplaces sont sur la grille de départ. Après Bakou, la FIA a donc précisé, en accord avec Pirelli, un « nouvel ensemble de protocoles pour le contrôle des conditions de fonctionnement des pneus pendant un week-end de course. »

Les écuries seront donc sous surveillance accrue dès vendredi pour le Grand Prix de France sur le circuit du Castellet, avec une attention particulière portée au refroidissement des roues et ou un retrait trop précoce des couvertures chauffantes sur la grille : un délai de 30 secondes maximum avant la procédure de départ et l’évacuation de la piste par les mécanos devra être observé sous peine de sanction.

Durant l’ensemble du week-end de course, la FIA pourra aussi contrôler à tout moment la pression et la température des pneumatiques lors d’un retour au stand du pilote, de manière aléatoire, et systématique en qualifications sur les pneus utilisés pour le meilleur chrono réalisé. En 2022, la FIA introduira un nouveau système de mesure permanent – par capteurs _ qui devrait résoudre cette question de pression des pneumatiques.

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