Formule 1

Mick Schumacher, qui pilotera chez Haas en 2021 : « Je n’ai pas peur »


Il y a dix-huit mois Mick Schumacher débutait sa carrière en F2, ici à Sakhir. La veille du début du championnat, il avait donné, sous l’oeil de Sabine Kehm, la manager de son père devenue la sienne, une conférence de presse où tout le paddock de F1 avait fait le déplacement. L’impressionnant aréopage de journalistes l’entourant sur une modeste table de camping sous le cagnard avait fait la Une du Gulf news, le journal local, montrant l’importance que le débarquement du fils de Michael Schumacher provoquait.

« J’ai pris l’habitude de vivre sous cette pression »

L’attention est évidemment énorme pour le fils d’un septuple champion du monde. « Je suis sous les projecteurs depuis le début de ma carrière, se défend-il. J’ai pris l’habitude de vivre sous cette pression et je pense que je saurais gérer l’an prochain et les suivantes. » Avant d’ajouter : « C’est incroyable de pratiquer le même sport que mon père. Les voitures et les moteurs ont toujours fait partie de ma vie. On aime tellement la F1 tous les deux. C’est génial d’arriver à atteindre mon but et de pouvoir être sur la grille. »

Et s’il remplaçait Grosjean dès Abu Dhabi ?

L’an prochain, il roulera avec le 47 parce que ce sont deux numéros qu’il aime bien. « Et puis quand on additionne tous les anniversaires de la famille, cela donne 47. » Ses débuts chez Haas sont programmés dans une semaine lors des essais libres 1 d’Abu Dhabi. Avec un possible retour de Romain Grosjean à la compétition à Yas Marina, Mick se défend. « Cette séance d’essais avait été programmée bien avant que Romain n’ait son accident, explique-t-il. Quelle que soit la voiture. Je veux juste avoir du roulage en Grand Prix. » Et si le Français n’était pas prêt, Mick, lui, l’est. « J’ai eu trois séances d’essais libres, confesse-t-il. Mais ce sera un challenge. »

Au même moment où Haas officialisait l’arrivée de Mick, Ferrari le confirmait par un communiqué de la Ferrari Driver Academy, preuve que la Scuderia continue de soutenir Schumacher. Il sera le troisième pilote de leur filière après Jules Bianchi et Charles Leclerc à atteindre la Formule 1. Et s’il atteint ce but, c’est grâce au fils de Jean Todt, Nicolas, devenu manager de pilotes qui proposa à Ferrari Bianchi puis Leclerc avant de soumettre l’idée de Mick. Et le fils de Michael en est ravi. « Sans eux, je ne serai pas là », conclut-il.

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