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L’histoire d’un testing Pneu Bridgestone sur le circuit d’Ascari

Lancer un nouveau pneu sportif sur le marché n’est jamais une tâche aisée pour un manufacturier de pneumatiques, et à l’instar d’un nouveau modèle phare dans la gamme d’un constructeur, la communication sur les qualités du produit ainsi que la reconnaissance de ces qualités par les utilisateurs revêt une importance capitale.

Aussi, l’exercice de style que représente la présentation du nouveau produit doit être calculée « au millimètre » afin que celle ci ne tombe pas dans l’oubli d’une énième sortie produit.

Pour la présentation du nouveau pneu sport-urbain Potenza RE002 Adrenalin, on peut dire que Bridgestone a mis les petits plats dans les grands en décidant de faire participer une communauté représentative de blogs automobile du web (dont fait partie Carblog.fr). Jugez de vous même le challenge : une journée complète de tests de ce nouveau pneu sur le superbe circuit d’Ascari sur la costa del Sol en Espagne (près de Marbella).

Lire le test complet du Brigestone Potenza RE002 Adrenalin.

J’ai donc avec plaisir  (mais aussi avec une certaine excitation) répondu présent à cette invitation. Le genre d’invitation qui ne se refuse pas, soit dit en passant 😉

Le Vendredi : Acheminement vers Marbella

Rendez vous est donc pris à l’aéroport de Lyon saint Saint-Exupéry (je suis de Grenoble) pour un vol en direction de Malaga en transitant par Zurich. On en profite pour faire le plein de joyeusetés détaxées en zone internationale, mais ça, c’est une autre histoire 😉

Revenons en aux faits : arrivée à Malaga et transit vers un splendide hôtel à Marbella ou nous attend toute l’équipe Bridgestone pour nous présenter le programme d’une journée qui s’annonce très excitante pour tout passionné d’automobile. Nous en profitons pour faire la connaissance des participants à l’apéritif avant de partager ensemble un repas en bord de mer.

Les blogueurs participants sont regroupés par Pays, et ce ne sont pas moins de 6 nations qui sont représentées : La France (cocorico), l’Espagne, (évidemment), l’Italie (l’autre pays de l’automobile), l’Angleterre (of course), l’Allemagne (ach so ! ) et la pologne (un marché naissant et surement important pour le manufacturier). Nous faisons donc connaissance et échangeons entre passionnés nos avis, qui de la sortie de tel ou tel modèle, qui de l’essai de telle ou telle voiture, etc… Bref, des  discussions pleines de passion et d’entrain, mais quoi de  plus normal me direz vous pour des blogueurs du web auto. Nous faisons également connaissance avec celle qui sera notre « coach accompagnatrice » durant ce week end : Karine, responsable marketing, web et events Bridgestone pour la France et le Benelux. Une personne fort sympathique qui demeurant et qui en connait un bout sur les communautés de passionnés auto et moto. Ça tombe bien, ce sont mes 2 passions mécaniques. Les discussions seront donc très passionnées et les échanges fort instructifs.

Après ces quelques ripailles substantives mais néanmoins sobres (quoique…), nous partons nous reposer pour nous lever tôt le lendemain. Il ne s’agit pas d’avoir la tête dans la bassine au moment le plus important du week end ! D’ailleurs, le chemin menant de Malaga à Ascari est pour le moins tortueux, ceux qui ont abusé de la boisson en feront les frais le lendemain dans le car 😉

Samedi : Testing du nouveau pneu Bridgestone Potenza RE002 Adrenalin

Qui a parlé de Costa del Sol ? Moi ? Flûte, quelle erreur ! Parce qu’il semble que nous soyons tombés (sans nous faire mal, rassurez vous) sur un des rares jours pluvieux de l’année à cet endroit. Et les éléments semblent s’être mis d’accord pour nous faire subir un moment………. humide, froid et venteux ! Qu’à cela ne tienne : « A cœur vaillant, rien d’impossible !’. Nous voilà donc arrivés sur le circuit D’ascari à Ronda après une petite heure de route dans les lacets montagneux. Et oui, ce magnifique circuit perché à 900 m d’altitude se mérite un tant soit peu après tout 😉

Nous sommes accueillis par de charmantes hôtesses ainsi que par tout le staff technique Bridgestone, par les pilotes instructeurs et par ….. Stephano Modena, ancien pilote de formule 1 (de 1987 à 1992) qui assurera le briefing obligatoire de présentation des différents ateliers de testing (véhicules, situations, etc..). Chaque Nation de blogueurs tournera sur l’ensemble des ateliers afin de pouvoir tester correctement chacun d’entre eux.

Atelier N°1 : échauffement

Du côté des « frenchies », nous débutons par une petite mise en jambe en buggy/kart-cross. Pas grand chose à voir avec le nouveau Bridgestone RE002 Adrenalin, mais l’occasion d’avoir un peu de fun et de faire le tour du paddock en poussant les rapport d’un kart cross équipé d’un moteur de 600  CBR. Pas de piste en terre, jugée non praticable vu les conditions climatiques, mais beaucoup de fun pour moi car sur les pavés mouillés, faire passer la puissance d’un moteur de moto 600cm3 avec des pneus crampons, c’est très drôle 😉

Ok, c’est bon, je suis chaud ! On continue ?

Atelier N°2 : Test sur route sèche, pardon, humide 😉

L’atelier suivant consiste à faire 2 tours d’une boucle raccourcie du circuit en Audi A3 1.4 TFSI (122cv) équipée de Turenza T001 puis 2 tours de la même voiture équipée du nouveau Potenza RE002 Adrenalin. Une portion rapide du circuit avec des appuis prononcés, des pifs pafs, des courbes aveugles et des dévers sympas ! Mon passager, Diego est moniteur de conduite sportive sur le circuit d’Ascari et pilote de formule de promotion également. Un fondu de moteurs Cosworth (c’est tatoué sur son bras). Immédiatement la discussion s’installe (in english please, comme durant tout le week-end d’ailleurs) et nous parlons chiffons, pardon voitures… et motos. Après un tour « tranquille » pour apprendre cette partie du circuit, j’ai l’autorisation d’envoyer des watts (après tout, on est là pour ça ! ). Cool ! Je suis « chaud patate » mon garçon !

Ce qui aurais dû être un test sur route sèche (« dry » in english) est par la force même des choses devenu un test sur piste humide. J’ai bien dit humide, oui ! le « mouillé, ce sera l’atelier d’après 😉 Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt nos cheveaux, car maintenant que j’ai l’autorisation d’envoyer « du gros », je ne vais pas me gêner… Bon, l’idée n’est pas non plus d’envoyer la voiture dans les rails, mais je sens mon Diego confiant, alors j’appuie sur la pédale de droite et monte les rapports. Les Turenza arrivent assez vite à leur limite et « glissouillent ». Un peu (un pneu?) de sous-virage, un peu plus encore de sur-virage et quelques mouvement de caisse laissent entrevoir un léger désaccord avant/ arrière sans que cela soit plus dangereux que cela. Il suffi de modérer l’accélération et au pire, les ESP et autres machins électroniques d’aide à la conduite s’allument et ramènent l’auto sur ses « rails ». J’en profite pour me faire expliquer les trajectoires par mon passager, histoire de pouvoir aller un peu plus vite dans certains endroits. Bon, en fait,j’avoue, envoyer pied au plancher un pif paf droite gauche arrivé en haut d’une montée avec le gauche en aveugle ET en dévers, ce n’est pas au 1er tour que je vais spontanément le faire, d’autant que la piste humide et les pneus Turenza qui glissouillent ne m’aident pas immédiatement à croire la chose possible.

– « Stay left, no brakes, 4th gear, then turn right to the apex, stay here, then turn left when you’re at the top and drown the car to the apex of the next corner, you don’t need to brake, just accelerate to have fun ! »

– « Ok Diego » 😉 Mince, c’est fun ! j’adore !!!

Allez, on passe vite dans la 2nde voiture équipée des nouveaux Potenza RE002 Adrenalin.

– « may we have fun Diego ? »

– « We will Hervé !  »

Allez, c’est parti. Ce coup ci, je connais à peu près le parcours, les points de cordes et la voiture…. 1ère impression : ça tient le pavé. Mon pote Alain (avec qui je courais en championnat de France moto 250cm3 il y a quelques années maintenant) m’a toujours dit « le mouillé, c’est dans la tête ». Ok, facile à dire, mais sur 2 roues, c’est moins évident, et pour tout dire, j’ai souvent finit par terre sous la pluie… ou dans le fond du classement à quelques exceptions près.

Mais là, il y 4 roues, de grands dégagements, et un pilote pro en passager, ce qui enlève quelques freins psychologiques ! Du coup, la confiance aidant, le rythme s’accélère et l’enthousiasme de mon passager m’amène a vouloir en faire encore plus. Je découvre alors des sensations rarement atteintes sur route ouverte : celles de faire glisser une voiture volontairement, d’abord l’avant (assez simple), puis l’arrière (jamais trop facile au quotidien), et enfin les 4 roues en même temps. On y est ! La surprise vient surtout du fait que ces pneus Potenza Adrenalin RE002 sont très progressifs : le comportement de la voiture ne s’altère pas. On sent le pneus accrocher, légèrement dériver mais pas de décrochage intempestifs. L’accord avant arrière est ainsi préservé et aide à une parfaite confiance. Conscient que je suis encore loin des limites de ce pneus, j’ai néanmoins pris un plaisir fort et une bonne dose de fun. Et dire que cela ne fait que commencer….

Atelier N°3 : test sur route (franchement) mouillée !

On rentre dans le vif du sujet : tester les limites d’un pneu sport-urbain sur route inondée. L’équipe organisatrice a choisi un endroit du paddock relativement petit mais avec suffisamment d’espace pour y implanter une « coquille » (sorte de pif paf suivi d’un virage en appui) puis un slalom et un freinage appuyé. Les lances à eau avaient bien été prévues pour inonder la piste, mais n’ont finalement pas servi car à ce moment de la journée, la piste est suffisamment inondée pour ne pas avoir à en rajouter.

4 voitures sont misés à notre disposition : des Golf 7 à moteur 1.2 TSI (105 cv). 2 voitures sont équipées en Bridgestone Turenza T001 et 2 autres en Bridgestone Potenza RE002 Adrenalin.

Le test commence : on lance la voiture puis virage à droite suivi d’un « escargot » à gauche. Vient ensuite un slalom qui se finit par un freinage appuyé. L’épaisse couche d’eau incite à la prudence par crainte d’un aquaplanage prononcé. Et c’est effectivement le cas ! Les voyants d’ESP s’allument régulièrement et l’arrière à tendance à s’échapper rapidement sur les voitures équipées des Turenza T001 dans l’escargot, tandis que l’avant est fuyant et le sous-virage prononcé dans le slalom. Le freinage appuyé reste cependant rassurant car aucune amorce de glisse ne semble apparaitre.

Équipée des RE002 Adrenalin, la différence est assez marquée : l’arrière se dérobe moins et quasiment pas de sous virage dans le slalom, tant et si bien qu’on s’amuse à aller chercher un peu plus la limite en appuyant les mouvement de volants dans le slalom. N’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit : avec une telle couche d’eau, n’importe quel pneu avoue ses limites… Cependant, le RE002 Adrenalin est très sécurisant et montre bien sa capacité à évacuer la pellicule d’eau. La différence est flagrante ! Cela est dû à la construction du pneu et notamment la bande de roulement qui crée un effet « Venturi » projetant l’eau dans les lamelles extérieures chargées d’évacuer l’eau. Voir les détails techniques du Bridgestone RE002 Adrenalin

Atelier N° 4 : I’m singing dancing in the rain !

Pour cet atelier, nous avons à notre disposition 2 Audi TT 2L TFSI de 211 cv équipées de Bridgestone RE002 Adrenalin : une boite manuelle et une boite auto.

Je choisis pour ma part le modèle à boite auto pour me concentrer sur le slalom : 2 essais dans le slalom à allure soutenue avant de se livrer à un aller retour chronométré, histoire de mettre un peu de piquant et d’organiser un challenge inter-nations….

Les 1ers essais permettent de tester la limite d’adhérence sur une piste humide (et sous la pluie). Le revêtement du circuit étant assez abrasif et évacuant assez bien l’eau, la piste reste humide comme il faut. Les aides électroniques jouent leur rôle et le slalom se fait à allure de plus en plus soutenue. Reste la partie chronométrée ! Je suis le dernier à passer sur les premiers essais et à peine ceux ci terminés, on me fait signe de me placer pour le parcours chronométré. L’aller se fait correctement, chaud mais appliqué, le 1/2 tour est parfait mais, je n’ai pas bien compris (ou pas assez écouté) et je manque la 1ère porte du retour…. Dommage ! Mon temps de 28 secondes me plaçait bien mais on m’applique une pénalité de 5 secondes pour cette erreur involontaire…. C’est le jeu ma pauvre Lucette… 😉
Bon, en même temps, je n’étais pas venu pour claquer un chrono… (menteur 😉

Atelier N°5 : Adrenalin Taxi : à choisir si vous êtes en retard pour votre avion 😉

Les choses deviennent franchement fun avec le 5ème atelier : un pilote professionnel vous emmène pour 2 tours de circuit (raccourci) à bord d’une Audi TT quattro S-line 1.8L TFSI de 160 cv en boite s-tronic ou 2L TDI de 170 cv en version quattro également.

Et là, franchement, on est dans un tout autre monde ! Je choisis la version essence pour mon tour… parce que je le vaux bien 😉

Présentation avec mon pilote, toujours in english please (décidément, j’aurais bien travaillé mon anglais durant ce week end ! ). Ma seule demande expresse : « fais toi plaisir, fais moi plaisir, envoie du gros ! Je veux du fun ! »

Mince, il acquiesce, non sans m’avoir fait répété, histoire d’être sûr de mes (dernières ?) volontés. Et c’est partie pour 2 tours de circuit à grande vitesse ! Oh mince (2ème fois), il envoie vraiment le cochon ! Ça glisse de partout, on attaque les épingles en travers et en glisse des 4 roues, on sort des virages en bondissant vers l’extérieur, ça freine tard et très fort, parfois après le panneau « trop tard »…. Je souris, crie de joie, rigole, en demande encore plus, le pilote en rajoute forcément, on rigole tous les 2 quand ça devient chaud… et qu’on se dit, « bon bah, ça passe en fait ! ».

C’est un pur moment de bonheur d’assister au spectacle d’un artiste, un funambule qui maitrise son art. C’est grandiose ! Et ces fameux pneus qui glissent toujours de façon progressive sans décrocher outre mesure même emmenés à la limite, car on est vraiment à la limite à ce moment ! On ne peut pas imaginer pouvoir aller aussi vite et ce dont sont capables de bons pneus sport-urbain (toujours les RE02 Adrenalin en l’occurrence) tant qu’ils n’ont pas été amenés à la limite. Et pour cela, rien de mieux qu’un pilote professionnel !

On se quitte sur un « thank you very, very much. It was really fun, really great ! »

« thanks, hope you’ve enjoyed that, see you soon… » qu’il me répond.

Comment ça « see you soon » ? Pas le temps d’y penser trop longtemps, l’Audi TT 2L TDI arrive et son passager descend. Personne ne monte ? Je suis en transe, je monte dans la TDI blanche, histoire de voir ce que que bien faire la version mazout. Avec le 2ème pilote, je réitère mon discours, histoire de ne pas fausser la donne maintenant que je sais ce dont le 1er pilote et la version essence sont capables : « envoie du lourd et donne moi un max de sensations et de fun ! »

Le pilote est un peu moins bavard, très concentré, mais je réalise qu’il a très bien compris ce que je voulais quand je vois sa tête se tourner vers moi et un léger rictus apparaitre au moment ou je devine une étincelle derrière ses lunettes de soleil… Et c’est reparti pour 2 tours de manège.  Le style est différent, plus arrondi, motorisation diesel oblige, les sensations de dérives sont différentes mais ça envoie toujours du lourd et la voiture se met en travers des 4 roues dans quasiment tous les virages…. Encore une fois, ça freine au panneau « trop tard », ça balance, « ça balance pas mal à Ascari » ! Pas mal du tout même….

Pour l’anecdote, les 2 pilotes poussaient tellement loin que chacun a fait une petite excursion derrière le vibreur dans le pif-paf. Côté droit pour la grise, côté gauche pour la blanche…. Mais mince, (pour être poli) quelle bonne dose de sensations ! Je suis aux anges d’autant plus que c’est la fin des ateliers. Et comme conclusion, ça vaut vraiment le coup !

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Le bonus : un tour du circuit d’Ascari en Radical SR3 de 220 cv, moteur 1.6L pour 540 kg

L’énorme surprise de la journée. Le temps s’est calmé et l’équipe du circuit d’Ascari commence à faire chauffer les moteurs de 4 Radical. Pour ceux qui ne connaissent pas la Radical, c’est une voiture de sport de type barquette dont un des modèles est homologué pour la route. Si si !

Regardez un peu ici pour vérifier et ce lien pour connaitre l’histoire de la « Radical« 

Du coup, je comprends mieux le « See you soon » de mon 1er pilote « Adrenalin Taxi » ! Je m’équipe : combinaison, casque (intégral ce coup ci, barquette oblige)… et je retrouve mon pilote, le fameux Peter de l’Audi TT grise 😉

Le temps de monter et de s’installer (c’est une barquette, une vraie voiture de course, donc aucun confort et peu de place !) . On fixe mon harnais, m’indique où m’accrocher pour ne pas gêner le pilote dans ses manœuvres. Je fais un signe pour dire que tout est ok, il fait cirer l’embrayage jusqu’à la sortie des stands, le drapeau vert s’agite : c’est parti pour un nouveau tour de manège, version « space mountain » !

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Pour avoir pratiqué la moto sportive, fait de la compétition moto, être monté en passager dans une porsche 917 (si si, c’est possible 😉 je m’attends à un truc sympa mais pas forcément déroutant. Et bien, je suis loin de ce que j’imaginais : c’est un élastique tendu qu’on lâche d’un coup sec. C’est une vraie voiture de course : palettes au volant, suspensions (ultra)  fermes, on est collé au siège à l’accélération, la voiture est collée au sol, nous aussi finalement… Je lutte pour maintenir ma tête dans les virages et aux freinages, ça glisse moins que tout à l’heure mais on sent l’arrière décrocher à chaque accélération, propulsion oblige.

Ça envoie vraiment le steak comme on dit ! Tant et si bien qu’on se fait une petite frayeur, moi surtout, mais lui aussi je pense car dans une sortie de virage rapide, on glisse des 4 roues jusqu’à monter franchement le vibreur…. Mais ça passe, rattrapé d’un coup de volant rageur et du bon coup d’accélérateur. Il lève son pouce droit pour me faire comprendre que c’était chaud, mais que ça passe et surtout pour s’assurer que je veux bien continuer à la même allure. On n’est pas assis à côté d’un pilote pro pour rien 😉 J’acquiesce en levant aussi mon pouce gauche… Continue mon Peter, j’adore… 😉

Ah oui, en passant, je me souviens lui avoir dit en partant « on fait pareil que tout à l’heure : tout à fond ! »  ça m’apprendra 😉 Mais au final, quel pied ! Un vrai moment de bonheur et un pur régal pour qui aime l’auto et la compétition.

Bonus N°2 : la cerise sur le gâteau !

Et moi qui croyais avoir tout vu, il nous restait une épreuve et pas des moindres : la visite du garage du Circuit Ascari Resort : 3 étages d’environ 2000 m2 (par étage et à la louche, je n’ai pas mesuré) où sont entreposées les voitures du propriétaire, de ses amis, des clients et de l’école de pilotage. Je vous ai parlé de l’école de pilotage et du championnat Radical du circuit ? Oups,oui…. au temps pour moi 😉

Bref, on se ballade au milieu des Ferrari, GT40, Radical et on croise quelques Formule 1 ex-Berger et ex-Alesi au détour de nos pérégrinations. « Hervé au pays des merveilles » que j’aurais dû l’appeler mon article 😉 Bon, je ne vais pas disserter des heures, les photos parlent d’elles même !

Épilogue :

Nous finissons notre journée par un diner sur le circuit d’Ascari en compagnie de l’équipe Bridgestone et de l’équipe des pilotes. Le classement des séances chrono sont annoncées : je ne suis évidemment pas sur le podium, je ne me faisais pas d’illusion avec ma pénalité, mais un français monte sur la 2ème marche : l’honneur est sauf du côté des « frenchies » !

Nous repartons, les yeux remplis d’étoiles vers l’hôtel, un bruit de conversations passionnées règne dans le car du retour. Nous partageons un dernier verre à l’hôtel en compagnie de Stefano Modena. Les discussions sont toujours aussi passionnées. décidément, les blogueurs sont infatigables !

Retour à la maison le lendemain dimanche en avion ( pas trop tôt heureusement en ce qui me concerne).

Au final, j’ai vécu un vrai bon week-end auto. C’était un testing pneu fort intéressant et la barre a été mise très haute sur le plan de l’organisation. J’ai eu aussi l’occasion de nouer de bons contacts avec des blogueurs sympas et c’est toujours plaisant aussi de partager ses passions…

Bravo Bridgestone pour cet event très réussi, pour ce pneu impressionnant, et merci Karine pour l’invitation 😉

Hervé LE STUNFF pour Carblog.fr

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