Marché de la voiture d'occasion : recul des ventes en juillet 2021
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Marché de la voiture d’occasion : recul des ventes en juillet 2021


Ce n’est pas une habitude et espérons que ça ne le devienne pas, les ventes de voitures d’occasion ont, tout comme celles des voitures neuves, reculé le mois dernier.

Le mois de juillet n’aura pas été positif pour le secteur automobile, c’est le moins que l’on puisse dire. Les ventes de voitures neuves ont sérieusement reculé et ont atteint un chiffre historiquement bas : 115 721 immatriculations. La dernière fois que nous avions vu ça, c’était en 1975. Alors que la plupart des véhicules à énergie alternative (hybride, hybride rechargeable, GPL) ont poursuivi leur croissance, en dépit du marasme ambiant, les véhicules zéro émission ont subi un léger coup d’arrêt (- 21,6 %). Mais ce n’est pas tout car le marché de l’occasion, lui aussi, est en recul. Toutes tranches d’âges confondues, les immatriculations de VO ont baissé de -17% au mois de juillet. C’est étonnant dans la mesure où les ventes étaient globalement en hausse depuis le début de l’année. D’ailleurs, cette dégradation ne suffit pas à faire baisser la dynamique très positive en 2021, au cumul, +21,17 % de janvier à juillet. Simple effet passager ou tendance de fond, il est encore cependant trop tôt pour le dire. Mais cette diminution peut s’expliquer en partie.

Des aides moins généreuses en juillet 2021

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C’est une avancée de la loi #ClimatRésilience : désormais, si vous mettez un vieux véhicule thermique à la casse, vous aurez jusqu’à 1500 euros de prime à la conversion pour acheter un vélo électrique.

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— Barbara Pompili (@barbarapompili) 27 juillet 2021ÂgeVentes en juillet 2021Evolution 07/2020-07/2021Ventes janvier-juillet 2021Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021ÂgeMoins d’un anVentes en juillet 202144 260Evolution 07/2020-07/2021-23,35 %Ventes janvier-juillet 2021389 354Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021- 10,49 %Âge1-2 ansVentes en juillet 202127 746Evolution 07/2020-07/2021- 50,64 %Ventes janvier-juillet 2021213 317Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021+ 0,12 %Âge2-5 ansVentes en juillet 2021124 796Evolution 07/2020-07/2021- 14,70 %Ventes janvier-juillet 2021806 153Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021+ 31,28 %Âge5-7 ansVentes en juillet 202149 913Evolution 07/2020-07/2021-8,99 %Ventes janvier-juillet 2021327 234Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021+ 33,99 %Âge7-10 ansVentes en juillet 202159 876Evolution 07/2020-07/2021- 18,77 %Ventes janvier-juillet 2021412 764Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021+ 18,81 %Âge10-15 ansVentes en juillet 2021115 129Evolution 07/2020-07/2021- 13,50 %Ventes janvier-juillet 2021820 358Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021+ 23,45 %Âge15 ans et plusVentes en juillet 2021110 309Evolution 07/2020-07/2021- 9,80 %Ventes janvier-juillet 2021806 026Evolution 7 mois 2020-7 mois 2021+ 28,66 %Les occasions anciennes en péril ?

Mais la baisse est tout de même plus forte cette année que ne l’a été la hausse en juillet 2020. Aussi faut-il trouver d’autres pistes d’explication. Les débats animés autour de la loi « Climat et résilience » ne sont probablement pas étrangers à cette contre-performance. Avec son adoption, la multiplication des ZFE-m est actée, ces zones où les voitures les plus anciennes (les diesel surtout, ennemi n°1 des pouvoirs publics, lesquels équipent paradoxalement 55 % des voitures d’occasion vendues le mois dernier) seront exclues. Acheter un véhicule d’occasion ne constitue-t-il pas dès lors un danger à l’heure actuelle ? Si les occasions anciennes ne sont pas celles qui baissent le plus le mois dernier, il n’empêche que leurs ventes reculent tout de même et que l’on note une situation qui contraste avec ce que nous vous annoncions en avril dernier : que la crise sanitaire faisait ressurgir les vieilles voitures. Il faudra attendre les résultats globaux de l’année 2021 pour déterminer s’il s’agit d’une véritable tendance de fond, mais cela semble plausible que ce soit le cas.

Il suffit d’analyser les résultats de la région parisienne pour s’en convaincre puisque c’est là que les ventes de voitures de plus de 15 ans ont davantage reculé : – 17 %. La raison est toute trouvée : depuis le 1er juin, tout comme les Crit’Air 5 et les véhicules non classés avant eux, les véhicules Crit’Air 4 -tous les diesel immatriculés avant le 1er janvier 2006 – n’ont plus le droit d’évoluer dans la métropole du Grand-Paris. La tendance pourrait donc s’accentuer dans les mois à venir pour cette zone bien délimitée, et dans les années à venir au niveau national avec la mise en place progressive des ZFE-m.

Source : autoactu.com

Publié le 05/08/2021 Mis à jour le 05/08/2021

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