Audi A1 Sportback 2021 premier prix : est-ce un bon plan ?
Essais

Audi A1 Sportback 2021 premier prix : est-ce un bon plan ?


Pour repartir au volant d’une Audi, comptez au minimum 21 500 € ou 270 € par mois si vous préférez un loyer mensuel (prix juin 2021). Mais, soyez prévenu, au prix de cette A1 Sportback 25 TFSI, le glamour est aux abonnés absents : les jantes sont petites (15 pouces), en tôle, la planche de bord sans écran central est triste à mourir et l’équipement pauvre. Notre version Advanced 2 fait bien plus envie avec sa carrosserie bicolore, ses phares à diodes et ses 17 pouces. Mais, avec la boîte à double embrayage S tronic, l’addition grimpe à 26 900 €.

Un intérieur spectaculaire© Audi

Une somme coquette, qui donne le droit d’être exigeant car sa cousine Volkswagen Polo s’offre à 23 735 € dans sa flatteuse livrée R-Line avec le même ensemble moteur-boîte. Il faut toutefois reconnaître qu’Audi a fait ce qu’il faut pour créer un univers haut de gamme. Derrière sa ligne agressive à souhait, l’A1 se targue d’un habitacle flatteur, avec des sièges sport, un écran-compteurs numérique et une belle dalle tactile de 8,8 pouces. Les grands s’installent facilement au volant, même si on aurait aimé pouvoir s’asseoir plus bas, tandis que les sièges se révèlent fermes sans excès devant comme derrière. Quant aux commandes, elles s’apprivoisent assez facilement, avec de vrais boutons pour la clim’.

La qualité de fabrication pas trop au rendez-vous

Des fondamentaux solides donc pour l’allemande, même si on note un net recul en qualité de fabrication. La marque sait toujours comment soigner les assemblages, mais le responsable des achats a sévi. Comprenez par là que les économies sont visibles dans le choix des matériaux. La première génération d’A1 (2010) était plus soignée, et l’actuelle ne se révèle pas mieux accastillée qu’une Polo… sachant qu’une Clio (sauf la version de base) peut se targuer de contreportes plus flatteuses ! À défaut, cette Audi de 4,03 m présente un habitacle assez spacieux, presque autant que celui d’une Polo, à défaut d’impressionner par son coffre (190 à 220 dm³, selon la position du plancher relevable).

Plutôt sympa à conduire© Audi

À la conduite aussi, on sent que les développeurs n’ont pas eu totalement les moyens de leurs ambitions. Cette A1 profite d’un châssis assez convaincant, et son couple 1.0 TSI-boîte S tronic s’avère l’un des plus réussis du segment. Le 3-cylindres ne manque ni d’allant ni d’agrément dans cette variante 95 ch aussi à l’aise en ville que sur la route, bien secondée par la boîte S tronic. Celle-ci se révèle toujours aussi rapide à changer de vitesse, assure des relances efficaces et, pour ne rien gâcher, contribue à assurer une honorable sobriété – 7,1 l/100 km en moyenne. Toutefois, le diable se niche dans les détails et cette Audi déçoit sur quelques points. En ville, déjà, la voiture tarde à s’élancer aux feux verts. La faute au “stop & start” assez lent et à la boîte qui ménage l’embrayage (pour assurer la fiabilité ?).

Ensuite, le confort manque de ouaté, que l’on parle toucher de route, un peu trépidant ici avec les 17 pouces, ou silence à bord. L’A1 ne filtre pas assez les bruits de roulement et, si elle s’avère tout à fait fréquentable sur la route, elle est sensiblement plus bruyante aux allures autoroutières qu’une Polo TSI 95 sur l’autoroute (71 dBA contre 68). Autant dire que la petite Audi peine à justifier ses tarifs par des prestations en rapport… Les amoureux des Anneaux passeront outre, les pragmatiques se tourneront vers la concurrence.

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