Comparatif des grands SUV 7-places Peugeot 5008 BlueHDi 180 et Mercedes GLB 200d
Essais

Comparatif des grands SUV 7-places Peugeot 5008 BlueHDi 180 et Mercedes GLB 200d



Chapitre 1 : la conduite

De chargés de famille comme ces SUV, on attend d’abord qu’ils mènent leur précieuse cargaison à destination en toute sécurité. Les Peugeot 5008 BlueHDi 180 et Mercedes GLB 200 d font figure de bons élèves, affichant des châssis équilibrés, rassurants, assortis d’excellentes distances de freinage. Nos deux rivaux se contentent de 64 m pour stopper depuis 130 km/h. Le GLB impose une posture assez haute, ici avec le siège conducteur électrique (450 €). Mais dans le 5008 aussi, il faut faire des concessions, la faute au volant qui peut masquer les compteurs selon sa position de conduite.

Dans les deux, l’aisance est au rendez-vous, avec leurs diesels costauds. Si le gazole déserte certaines catégories, il garde tout son sens pour motoriser ces équipages hauts et lourds grâce à leur couple élevé. De quoi rouler avec toute la famille à bord, le chien et les bagages tout en conservant des relances sécurisantes, leur transmission automatique rétrogradant à bon escient.

Un Peugeot 5008 plus dynamique

Toutefois, derrière ces fondamentaux solides, il n’y a pas photo entre le 5008 restylé et le GLB. Si le SUV Mercedes assure le quotidien, il n’aime pas être brusqué sur les parcours sinueux, où il fait bien sentir qu’il est plus lourd que son rival – 1 804 kg, contre 1 723 kg mesurés. En outre, le diesel de l’étoile manque de discrétion.

Il ne s’agit pas tant d’un problème de quantité de bruit (dBA) que des fréquences émises, le 2 l imposant un ronron permanent. En face, le BlueHDi 180 maîtrise globalement mieux ses accents mazout. Toutefois, il reste au 4-cylindres Peugeot des progrès à faire à l’accélération et au ralenti pour se faire oublier.

Surtout, le SUV-monospace du Lion se distingue par le plaisir de conduire qu’il délivre. Son petit volant commande un train avant incisif – le châssis n’a pas évolué au restylage – et l’amortissement de qualité limite efficacement les mouvements de caisse. Les suspensions du GLB sont moins bien tenues sur les ondulations et les ralentisseurs mais, en échange, il se révèle assez confortable – vous pouvez économiser l’amortissement piloté (1 200 €), trop mou ou trop dur. Quant au confort du 5008, il se bonifie lorsqu’on lui ajoute de la charge, son train arrière se montrant un peu ferme lorsqu’on est seul à bord avec les roues de 19 pouces.

Chapitre 2 : la vie à bord

Avoir l’esprit familial n’empêche pas d’en mettre plein la vue. Preuve qu’il était en avance sur son temps, l’aménagement intérieur du 5008 apparaît toujours à la page et flatteur avec les évolutions apportées (écran 10 pouces sur cette finition GT…). Avec ses aérateurs façon turbine et ses deux superbes dalles XXL aussi bien définies que lumineuses – celle de gauche en 10 pouces coûte 550 € sur cette finition AMG Line -, la Mercedes n’est pas en reste. Et si jongler dans les nombreux menus et possibilités de personnalisation demande un peu d’habitude, le GLB peut compter sur l’efficacité de sa commande vocale. Qu’il s’agisse de changer de radio ou de trouver une station-service, l’intelligence artificielle se débrouille étonnamment bien.

La “voix” du 5008 est beaucoup moins futée et il faut en passer par l’écran et opérer deux manipulations pour régler la température. L’ergonomie profite, toutefois, de deux rangées de touches en accès direct. Sinon, la Peugeot tient tête à la Mercedes en qualité perçue. L’allemande profite d’un assemblage plus rigoureux, mais la française présente des matériaux plus cossus sur le dessus de la planche de bord et le haut des contre-portes avant.

Pas des vrais 7-places

Côté habitabilité et modularité, en revanche, il n’y a pas match. Un seul petit centimètre sépare le 5008 (4,64 m) du GLB (4,63 m). Pourtant, le français offre un habitacle sensiblement plus spacieux, que l’on parle largeur disponible (entre 3 et 5 cm de plus selon le rang) ou espace pour les jambes des ­occupants de rangs 2 (+ 5 cm) et 3 (+ 9 cm). Toutefois, cela ne suffit pas au SUV tricolore pour revendiquer sept vraies places. Comme à bord du Mercedes, les deux strapontins installés dans le coffre s’adressent aux enfants ou à des adultes conciliants le temps d’un court trajet. La posture imposée, fesses posées par terre et genoux en hauteur, n’a rien d’agréable et la souplesse est requise pour rejoindre et quitter ces assises d’appoint, l’espace prévu pour circuler n’étant pas formidable.

Et si le GLB se plie en quatre – banquette coulissante, mise en tablette du siège avant passager, prises USB aux trois rangs -, il n’est pas aussi malin que le 5008 qui propose, comme un vrai monospace, trois sièges arrière individuels au 2e rang de même taille et d’autres astuces (rangements au plancher, sièges du fond amovibles)… Enfin, l’allemand pèche côté coffre. Alors que le SUV du Lion offre 55 cm sous le cache-bagage, l’allemand n’en propose que 41. Du coup, le volume n’est que de 290 à 360 dm3 en 5-places, selon l’avancée du 2e rang, quand celui du 5008 affiche de 420 à 490 dm3.

Chapitre 3 : le budget

La version diesel BlueHDi 180 est la plus coûteuse de la gamme 5008. Associée obligatoirement à la boîte automatique EAT8, elle démarre à 43 500 € (Allure Pack) et culmine à 47 800 € ici en GT Pack. Des tarifs copieux qui placent le 5008 directement face au GLB 200 d (150 ch) – de 46 650 à 48 150 € en AMG Line. Le SUV Mercedes existe aussi en 220 d (190 ch) mais, proposé uniquement en 4 x 4 (4Matic), il réclame 55 150 €.

Comptez, si vous préférez la location (longue durée ou avec option d’achat), une solide mensualité dans les deux cas : plus de 600 €/mois, avec un petit avantage pour le Peugeot, après un premier apport correspondant à 10 % du prix de vente, suivi de 36 mensualités (pour un kilométrage de 10 000 km/an).

Un SUV Peugeot au prix d’un Mercedes, ce n’est pas courant et cela s’explique, outre sa puissance supérieure (+ 30 ch), par une dotation de série nettement plus riche : il faut rajouter au minimum 2 500 € d’options au SUV allemand pour en avoir autant que le français (sièges chauffants et électriques, Android Auto et Apple CarPlay, système audio haut de gamme, accès mains-libres…).

Un Mercedes GLB aux nombreuses options

Fidèle aux habitudes de la marque, l’allemand offre un catalogue d’options nettement plus fourni, qui plaira aux amateurs de technologies. Des suppléments qui peuvent encore sérieusement alourdir la facture, car Mercedes ne les brade pas : si Peugeot fait payer 100 € pour la recharge du smartphone par induction, Mercedes en demande 250. Et le reste est à l’avenant. En revanche, le GLB 200 d s’avère le plus sobre à l’usage : il se contente, selon notre protocole de mesures, de 6,6 l/100 km de gazole en moyenne, quand le 5008 réclame 7,3 l.

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