Essai Aston Martin DBX, le SUV GT préféré de James Bond
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Essai Aston Martin DBX, le SUV GT préféré de James Bond


Après Bentley et Rolls-Royce, c’est au tour d’Aston Martin de succomber à la folie du SUV british. Avec le DBX, le constructeur de Gaydon entend élargir sa clientèle sans pour autant renier ses origines. De quoi plaire à James Bond ?

Il aura donc fallu attendre 5 ans. 5 longues années pour que le concept DBX présenté à Genève devienne le premier SUV Aston Martin. Entre temps, la concurrence est devenue rude sur un segment où les Porsche Cayenne, Bentley Bentayga et Lamborghini Urus se sont transformés en poules aux œufs d’or pour leurs constructeurs respectifs.

Un succès dont rêverait la marque chère à James Bond. En proie à d’importantes difficultés financières, Aston Martin a mis le paquet pour que son DBX devienne vite son best-seller : 250 millions de livres d’investissement dans une nouvelle usine au Pays de Galles où sera assemblé l’enfant prodigue, nouvelle plateforme et carrosserie inédite donc. Le but, vendre entre 4.000 et 5.000 exemplaires du SUV chaque année. De quoi se remplumer et voir l’avenir plus sereinement !

La première difficulté pour Aston Martin a été d’adapter un des coups de crayons les plus sculpturaux du monde de l’automobile à un SUV. Un pari osé, d’autant que le DBX est un énorme bébé de 5,04 mètres de long. Les designers ont tout de même réussi à rendre le dessin agressif, et surtout reconnaissable au premier coup d’œil : calandre béante, grands phares et arrière façon queue de paon comme sur la Vantage. Pas de doute, question style, le DBX est une vraie Aston Martin. Pas la plus élancée et élégante des Aston, mais une Aston quand même !

La queue de paon sur la Croisette, très 007 !

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Aston Martin DBX, l’alternative à la côte Argus.

Sir DBX, gentleman sportif

Deuxième casse-tête, pour les ingénieurs cette fois, réussir à rendre l’expérience de conduite très GT. Exactement comme avec les autres modèles de la gamme ! Pour le confort, c’est facile puisque le bestiau de 2,2 tonnes est logiquement haut sur pattes (garde au sol de 19 cm) et bénéficie d’une suspension pneumatique et d’un amortissement piloté.

Pour la sportivité en revanche, il a fallu travailler sur le châssis. En aluminium et doté de technologies dignes de confiance comme des barres antiroulis actives, un différentiel autobloquant électronique à l’arrière et bien sûr, 4 roues motrices… mais non directrices ! Autant d’éléments qui permettent au DBX d’être à la hauteur des attentes.

Confort et sportivité, deux philosophies parfaitement opposées que le SUV d’Aston Martin réussit pourtant à concilier. En ville et sur autoroute, c’est un véritable gentleman ! La veste en velours à motif écossais pour la douceur des commandes et les mocassins à glands pour l’amortissement feutré (quoiqu’un peu tapant sur les routes déformées).

Sur un parcours plus sinueux, comme celui des Gorges du Verdon, le Lord abandonne son apparat de soirée pour une tenue bien plus sportswear. Mode Sport + Activé, l’ESP se fait la malle, la suspension s’abaisse, l’amortissement et la direction se durcissent pour montrer l’étendue de ses capacités dynamiques.

Agile, sain et même sportif, il profite d’un très bel équilibre global. Et ce malgré son immense museau et un léger surpoids sur le train avant (répartition des masses 54/46). Peu de sous-virage donc, mais une tendance au survirage à la ré-accélération. Toujours joueur, jamais dangereux. La noblesse anglaise s’encanaille pour notre plus grand plaisir… de conduite !

Le DBX s’étire sur 5,04 m de long et 2 m de large.

Cœur allemand

N’oublions pas toutefois que la noblesse anglaise a des gènes allemands. Une Aston Martin avec un cœur Mercedes, c’est devenu une habitude depuis quelques années et le début du partenariat entre les deux constructeurs !

Le DBX reprend donc le V8 4.0 biturbo AMG de 550 chevaux et 700 Nm de couple associé à une boîte automatique à 9 rapports. Et les performances sont à la hauteur du pedigree : 0 à 100 km/h en 4,5 secondes et vitesse maximale de 291 km/h. Ça ne rigole pas !

La force du V8 AMG est de pouvoir passer d’un moteur doux et silencieux à un véritable guerrier, puissant et vigoureux. Tout a été soigné par Aston Martin, y compris la sonorité de son échappement sport (option à 2.090 €) qui régale les tympans avec de belles pétarades au lever de pied. Un regret subsiste tout de même, l’absence de V12 au catalogue qui aurait compensé le manque d’allonge du V8 (rupteur à 7.000 tr/min).

C’est beau, c’est luxe mais ça manque de simplicité et de modernité.

Espace, luxe… et désuétude !

En revanche, il se murmure qu’Aston Martin travaillerait sur des variantes hybrides, pour encore plus de polyvalence. Car le DBX sait à peu près tout faire. D’ailleurs, qui aurait pensé un jour pouvoir déménager en Aston Martin ? Personne ! Pourtant, grâce à son coffre de 632 litres et son habitabilité arrière royale, ce modèle soigne son sens de l’accueil. Parfait pour les familles aisées (à partir de 185.042 €)… et pressées !

Le luxe est omniprésent avec une qualité d’assemblage irréprochable – en progrès – et des matériaux d’un raffinement extrême. Sans oublier la possibilité de personnaliser le DBX quasiment à l’infini grâce au département Q, comme dans James Bond. Dommage que l’instrumentation de bord numérique moderne soit complétée par le système d’info-divertissement de la Mercedes Classe E. Surtout qu’avec le PAD, la molette et l’écran non-tactile, le tout fait un peu vieillot et peu ergonomique.

Heureusement que les designers ont bien pensé à intégrer les bas de caisses dans les portières pour ne pas salir son pantalon en tweed après avoir joué les gentlemen farmer. Car oui, l’Aston Martin DBX pourra même aller jouer dans la boue.

Pour cela, il peut compter sur 2 modes de conduite tout-terrain qui augmentent la garde au sol (jusqu’à 23,5 cm) et améliorent la motricité quand les terrains se font glissants. Grâce à ses angles d’attaque (18,8°) et de fuite (27,1°) ainsi que sa profondeur d’immersion (50 cm), le DBX pourra faire du petit franchissement et passer quelques passages à gué. Mais franchement, on a du mal à imaginer les clients de ce genre de véhicule aller sur ces terrains.

Fiche Technique Aston Martin DBX
Modèle essayé : Aston Martin DBX V8 4.0 550 ch
Dimensions L x l x h
5,04 / 2,00 / 1,68 m
Empattement
3,06 m
Volume mini / maxi du coffre
632 l
Poids à vide
2.245 kg
Cylindrée du moteur
8 Cylindres en V Biturbo, essence – 3.982 cm3
Puissance moteur
550 ch à 6.500 tr/min
Couple
700 Nm
0 à 100 km/h
4,5 s
Vitesse max
291 km/h
Taux de CO2
269 g/km (Malus de 30 000 €)
Tarifs
à partir de 185 042 €

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