Essai nouveau Renault Captur hybride : une variante plus abordable et toute aussi pertinente
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Essai nouveau Renault Captur hybride : une variante plus abordable et toute aussi pertinente


Nous vous l’avions annoncé les premiers en octobre 2019 suite à un entretien avec Ali Kassaï, directeur du produit et des programmes de Renault : le Captur hybride rechargeable allait connaître rapidement une déclinaison simplement hybride, dotée de la même chaîne de traction que la Clio E-Tech, afin d’en abaisser le prix d’achat.

Avec un tarif plus bas de 5 150 € à équipement identique par rapport au Captur PHEV de 160 ch (qui a tout de même droit à un bonus de 2 000 € jusque fin juin 2021, seulement 1 000 € après), cet E-Tech 145 est effectivement bien plus attractif et n’a jamais besoin d’être branché. Reprenant la même chaine de traction – 4-cylindres 1.6 atmosphérique, deux moteurs électriques dont un alterno-démarreur et une originale boîte automatique –, ce Captur “sans prise” se distingue du PHEV par une batterie lithium-ion de 1,2 kWh (0,85 kWh utilisables) contre 9,8 kWh dans le modèle rechargeable. Plus petit et bien moins lourd – à peine 40 kg contre 105 kg – cet accumulateur est logé sous le plancher de coffre. Là où le Captur PHEV perd 100 dm3 de chargement, ce nouveau Captur hybride « simple » offre la même contenance que ses frangins 100 % thermiques. Evidemment, la petite batterie offre aussi moins de chevaux : 64 contre 79 à l’hybride rechargeable.

1. Moins puissant mais moins lourdLe nouveau Renault Captur hybride 145 ch à l’essai© Renault

Moins puissant, le Captur “sans fil” est aussi beaucoup moins lourd que le PHEV puisque Renault annonce 240 kg de moins sur la balance. De quoi démarrer de l’arrêt en 100% électrique avec un bon brio jusque 70-75 km/h sans devoir jouer les orteils de velours et ce sur maximum 3 à 4 km d’affilée. Mais grâce à la recharge rapide de sa batterie lors des décélérations et freinages, assez faciles à doser ce qui n’est pas si fréquent, on réédite souvent l’exercice zéro émission en ville. Cela permet de rouler 40 à 50% du temps en électrique, tout en s’insérant naturellement dans la circulation. Au-delà de 70 km/h, qui est aussi la vitesse maximale du mode EV forcé (touche sous l’écran central), ou en cas de forte accélération ou de relief marqué, le 1.6 essence démarre et ajoute sa force à l’ensemble, mais de façon un peu inhabituelle à cause du fonctionnement de la boîte automatique dédiée.

2. Des qualités intrinsèques préservées

Du fait de l’absence d’embrayage, seul le moteur électrique principal de 48 ch peut assurer le démarrage de l’arrêt, et le 4-cylindres n’est ensuite accouplé aux roues qu’à partir de 15 km/h. La petite faiblesse de cette transmission se décèle quand on écrase l’accélérateur, par exemple pour effectuer un dépassement. Les changements de rapports assurés par les crabots, avec l’aide de l’alterno-démarreur pour synchroniser le régime du 4- cylindres, ne sont pas tout à fait aussi fluides et rapides qu’avec une boîte auto classique. Mais hormis cette particularité et un régime moteur parfois élevé sur route à 80 km/h, deux éléments loin d’être gênants au quotidien, la conduite s’opère avec une vraie douceur. Le niveau sonore est généralement bas et les relances délivrées par les 145 ch cumulés sont bien suffisantes.

De quoi profiter de toutes les autres qualités du Captur, préservées, au chapitre desquelles on compte des matériaux soignés à bord, une habitabilité correcte derrière grâce à la banquette coulissante sur 15 cm, un châssis efficace et très stable, des suspensions progressives sur route – quelques trépidations aux basses vitesses tout de même – ainsi qu’une insonorisation soignée. Autant de critères qui font de ce Captur un bon SUV pour une petite famille.

Planche de bord du nouveau Renault Captur hybride 145 ch© Renault3. Des consommations prometteuses

En attendant de pouvoir effectuer très prochainement nos mesures de performances et de consommations sous protocole ISO 9001 sur nos bases d’essais, ce Captur nous a gratifiés, en usage mixte 80% route-20% ville, d’un joli 5,1 l/100 km. La logique voudrait qu’avec ses kilos en moins, cette version soit un peu plus sobre que sa variante rechargeable une fois sa batterie déchargée. Nous ne manquerons pas non plus de comparer ses consommations à celles d’un Captur 1.3 TCe 140 EDC proposé 1 550 € de moins. Car si les entreprises pourront être séduites par la variante rechargeable (dès 32 250 €) qui les exonère de TVS, les particuliers auront, eux, bien plus de mal à rentabiliser son surcoût important et hésiteront vraisemblablement davantage entre cet E-Tech 145 qui démarre à dès 27 100 € et un TCe 140 EDC à peine moins cher (dès 25 550 €).

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