Essai Seat Mii Electric, l’électrique pour tout le monde !
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Essai Seat Mii Electric, l’électrique pour tout le monde !


Commercialisée depuis plus d’un an, la Seat Mii Electric continue de séduire un public à la recherche d’une citadine électrique à la taille riquiqui et au prix mini. Ne serait-ce d’ailleurs pas la meilleure ambassadrice de l’électrique ?

« La vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui », un adage que l’on retrouve souvent dans les biscuits chinois des restaurants asiatiques à volonté. Vous ne voyez pas le rapport avec Turbo.fr ? Nous, non plus !

Plus sérieusement, cette citation colle parfaitement à une phrase très souvent entendue ces dernières années dans le milieu automobile, et dont la pérennité pourrait être mise en danger. « L’électrique, c’est trop cher ! » Car depuis l’arrivée très récente des Dacia Spring et Citroën AMI, rouler en voiture électrique neuve est presque accessible à tout le monde.

 

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Seat MII, l’alternative à la côte Argus.

Une démocratisation de l’électron amorcée timidement en 2013, non pas par un des deux groupes français précédemment évoqués, mais bien par un autre mastodonte, le groupe Volkswagen. A l’époque, Volkswagen avait commercialisé une version électrique de sa e-up!, vite mise au rebut à cause d’un prix plus salé que sa version thermique et une autonomie famélique.

Il aura fallu attendre l’année dernière pour que le groupe allemand se décide à relancer la petite up! électrique, équipée cette fois-ci d’une batterie deux fois plus puissante qu’auparavant. Une recette élargie à ses deux fausses jumelles, les Skoda Citigo-e iV et Seat Mii Electric devenues par la même occasion les voitures électriques les moins chères du marché.

 

Aller à l’essentiel

Depuis, de l’électricité a circulé dans les gaines. La Citigo-e iV a tiré sa révérence, la Dacia Spring est donc arrivée et la Seat Mii Electric continue son petit bonhomme de chemin, toujours favorisée par un prix de 16.000 € bonus écologique déduit.

Un tarif canon obtenu grâce à une recette simple, des équipements rudimentaires (pas de caméra de recul ou de freinage d’urgence) et l’utilisation d’éléments déjà éprouvés. Le look extérieur très basique est exactement le même que celui de la version thermique sortie en 2012, tout comme l’habitacle désormais daté par rapport aux concurrentes : compteurs analogiques, écran central minuscule et navigation gérée par Smartphone nous font faire un véritable bond dans le passé !

Techniquement aussi, la Mii reprend une base connue, celle de la e-up! A savoir un moteur de 83 chevaux et une batterie de 36,8 kWh dont les cellules LG sont utilisées sur d’autres modèles du groupe Volkswagen pour un poids contenu de seulement 1.235 kg. De quoi lui promettre des valeurs intéressantes pour une citadine, 260 km d’autonomie en cycle mixte WLTP et jusqu’à 350 km de rayon d’utilisation en ville.

Pour la mettre à l’épreuve, direction sa ville natale, Barcelone. Un coup de clé – c’est de plus en plus rare -, le tableau de bord s’anime et la petite catalane démarre dans la très dense circulation du Passeig de Gracia.

Comparatif : Hyundai i10 II / Seat Mii (Emission Turbo du 17/11/2013)

Taille de guêpe, appétit de moineau

Première impression plutôt étonnante, la position de conduite est naturelle et le maintien des sièges Sport excellent. L’amortissement très souple participe également à cette sensation de prise en main intuitive.

Tonique dans ses accélérations (212 Nm de couple), elle se faufile partout dans la circulation et se gare très facilement grâce à ses 3,56 mètres de long. Mais son gros point fort, c’est sans aucun doute son autonomie réelle : en roulant toute une matinée dans les bouchons, jamais la Mii Electric n’a perdu un kilomètre d’autonomie, le tableau de bord annonçant une consommation de 10 kWh, très proche finalement des 350 km annoncés en ville.

Un exploit obtenu grâce à quatre réglages différents de récupération d’énergie au freinage et à la décélération ainsi que trois modes de conduite dont le très castrateur Eco. Une véritable usine à gaz qui a tout de même un mérite, optimiser les zones de trafic les plus denses pour recharger la batterie. Et ça fonctionne !

Parfaite pour la ville, la petite ibérique est en revanche plus en difficultés sur les voies rapides où son allonge moteur s’essouffle au-delà des 100 km/h et où la consommation d’électricité grimpe en flèche. Pas vraiment un problème puisqu’elle est équipée de série sur la finition electric Plus d’un câble de recharge 7,2 kW (Wallbox) et d’une prise 40 kW lui permettant de retrouver 80% de sa batterie en 4 h ou 57 minutes

 

Fiche Technique Seat Mii Electric
Modèle essayé : Seat Mii Electric 83 ch
Dimensions L x l x h
3,556 / 1,645 / 1,481 m
Empattement
2,421 m
Volume mini
251 l
Poids à vide
1.235 kg
Cylindrée du moteur
Moteur électrique synchrone à aimants permanents
Puissance moteur
83 ch à 2.750 tr/min
Couple
212 Nm à 2.750 tr/min
0 à 100 km/h
12,3 s
Vitesse max
130 km/h
Autonomie cycle mixte
260 km (WLTP)
Recharge 80%
4 h 9 minutes sur une Wallbox 7,2 kW et 57 minutes sur une borne 40 kW

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