Suzuki Swift restylée : premières impressions à son volant
Essais

Suzuki Swift restylée : premières impressions à son volant


Le constructeur japonais avait été frileux au moment de la renouveler en 2017, il l’a été encore plus au moment de la restyler. Il faut dire que la Suzuki Swift de cinquième génération (la quatrième vendue sur notre sol) a été vendue à plus de 745 000 exemplaires à travers le monde depuis son lancement, un beau score. Chez nous, elle demeure – et d’assez loin – la Suzuki la plus diffusée. Avec 10 624 exemplaires écoulés l’année dernière, elle est certes loin derrière les Renault Clio et Peugeot 208 (près de 100 000 unités chacune) mais elle n’a pas à rougir face à une Ford Fiesta (16 290 ventes en 2020) et se vend même mieux qu’une Seat Ibiza (7 090 exemplaires) ou une Skoda Fabia (5 332 modèles vendus). Aussi les évolutions sont-elles peu nombreuses pour ne pas prendre le moindre risque : partie avant légèrement modifiée, dotation sécuritaire en hausse, gamme de motorisations simplifiée. Suffisant pour rester dans la course ? Premiers éléments de réponse au volant de la Swift Hybrid.

Blanc bonnet et (presque) bonnet blanc

Nouveau bouclier avant et nouvelle calandre soulignée par un jonc chromé, nouvelles jantes, quelques nouveaux coloris, et voilà, nous avons fait le tour des modifications stylistiques extérieures. A l’intérieur, c’est encore plus léger puisqu’on note seulement l’introduction de nouveaux inserts décoratifs gris argent sur la version haut de gamme Pack, celle dont nous disposions pour cet essai. Et, pour le coup, c’est un peu dommage parce que – contrairement au look extérieur encore dans le coup – la planche de bord ne brille pas par la modernité de son dessin. Pas d’instrumentation numérique, pas de chargeur sans fil pour smartphone, le poids des années commencent à se faire sentir. En revanche, l’ergonomie ne souffre pas la critique tandis que l’habitabilité (espace à l’arrière et coffre) demeure honorable étant donné le format compact (3,85 m).

L’intérieur ne bouge pas d’un iota dans la version restylée (2020) de la Suzuki Swift. Dommage, la présentation manque de charme, contrairement à l’extérieur.© SuzukiToujours idéale en ville

Cette Swift évolue (un peu) plus sur le plan technique. Le 1.2 Dualjet reçoit toujours le renfort d’une micro-hybridation, mais la capacité de la batterie lithium-ion 12V passe de 0,036 kWh à 0,12 kWh, afin de faire baisser la consommation et les rejets de CO2. Les chiffres de puissance n’impressionnent guère (83 ch et 107 Nm de couple) mais son poids limité (autour de 900 kg, d’après le constructeur) permet de proposer des performances décentes. C’est vrai, en ville, son terrain de prédilection, où le moteur est suffisamment tonique et nerveux et elle brille toujours par son agilité et sa maniabilité. La boîte à 5 vitesses, bien étagée mais au levier un peu court néanmoins, est qui plus est agréable à manier.

Polyvalente, mais puissance un peu juste

Les performances et reprises sont plus justes sur voies rapides ou dans les montées où il ne faut pas hésiter à descendre un ou deux rapports dans certaines situations. La consommation ne semble pas en souffrir puisque notre essai s’est soldé par un raisonnable 6,1 l/100 km au tableau de bord. Malgré sa modeste puissance, cette Swift n’a pas peur de prendre la route, grâce à un comportement plutôt stable, toujours dans le coup. Les aides à la conduite (comme l’aide à la correction de trajectoire, c’est nouveau) ne sont pas trop intrusives. Seul souci, le confort est toujours franchement moyen, avec son amortissement manquant de rigueur.

Oui, la Swift Hybrid n’est peut-être pas parfaite (confort moyen, puissance un peu juste, présentation sans charme) mais on lui pardonne facilement ses défauts. Elle a toujours une bonne bouille, est facile à vivre et ses tarifs restent contenus. Comptez 18 250 € pour notre version plutôt richement équipée (clim’ automatique, accès sans clé, navigation, etc).

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