une série limitée sans limite
Essais

une série limitée sans limite


Grrrrrr !!! Mettez une pièce dans le robinet, enfin plusieurs, parce que la championne des propulsions a une bonne descente. Appuyez prestement sur le champignon, gainez vos bras sur le cerceau,  portez le regard le plus loin possible. Et là, animations automatiques du regard : yeux plissés, bouche ouverte, rictus niais, mais sensations fortes garanties. La surprise est de taille. La BMW M2 CS, ultime série limitée de la plus sportive des compactes Munichoises, excite les sens… Vous venez de comprendre instantanément pourquoi BMW, avec ces diables de « Motorsport », est l’un des meilleurs motoristes du Monde. Mais, par Jupiter, quelle cavalerie ! 450 chevaux de plaisir et de performances ; Indiscutablement.

Série limitée à 3000 exemplaires

La version CS de la M2 avait fièrement sorti son habit de lumière, une sorte de tenue de sport affutée, lors du dernier salon automobile de Los Angeles 2019 : le monde d’avant COVID. C’est vrai, elle avait fait sensation, transformant la version « Pack compétition », la dernière au catalogue, en une sorte de M2 « pâlotte » en tenue de gym, voire d’entrainement.

Conçue pour le monde entier à 3000 exemplaires, dont 200 d’entre eux sont destinés seulement à la France, la M2 CS a une allure encore plus exclusive et plus aiguisée ! Une sorte de Baby M4 bestiale, radicale, mais polyvalente. La fibre de carbone, pédigrée sportif incontournable, envahissant la carrosserie bleue de cette version taillée pour les routes sinueuses et forte désormais de 450 ch. Une puissance ahurissante qui égalise sa grande sœur, l’actuel M4 pack compétition… Ou là là ! Cela donne le ton.

Le diffuseur arrière tout en carbone entoure les quatre sorties d’échappement

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre BMW M2, l’alternative à la côte Argus.

98.900 euros… Beaucoup trop d’euros

Et au sein de la concurrence, particulièrement rare, on trouve quand même quelques bolides pointus comme la merveilleuse Mercedes A45s AMG, développant avec son 4 cylindres unique au monde, 421 ch. Un petit 2,0 litres conçu par l’autre préparateur-constructeur AMG situé plutôt dans la région de Stuttgart.

On pourrait y ajouter la Porsche 718 Cayman GT4 qui dispose de 420 ch pour un tarif similaire… Moins de 100.000 euros. Quoi ? Les compactes sportives ont perdu la tête, et nous, notre porte- feuille. En même temps, la CS se fait davantage désirer parce qu’il n’y en aura pas pour tout le monde. C’est de cette manière qu’on rend la voiture rentable.

La rareté faisant l’exclusivité, avec le prix qui va avec : 98.900 euros. Il suffit alors de comparer avec la version « M2 Compétition », vous effectuez une petite soustraction et vous obtenez 31.800 euros de différence… Là, c’est quand même exagéré ! Peut on lui pardonner cet écart ? « Moui » quand même un peu… Vous allez lire pourquoi.

Carbone, pédigrée sportif

Non sans une certaine agressivité, mais joliment dessinée, la CS récupère une lame avant et un toit en carbone. Le bouclier est spécifique tout comme le capot moteur avec une entrée d’air flanquée au centre, un diffuseur arrière entourant les larges sorties d’échappements, un becquet sur la malle, lui aussi en carbone, et des sièges baquets particulièrement sympas.

En fait, ceux que l’on retrouve sur la M4… Bref, la « Béhème » a du chien, un lévrier, agile et léger, 1.570 kg à sec, plus qu’un pépère de Saint Bernard dopé.

A conduire, c’est dingo !

Sur le papier, c’est intéressant. La CS a mangé du cheval, (politiquement, ce n’est pas tout à fait correct) 40 ch de plus, exactement, mais que voulez vous, en matière d’automobile, une fois avalés, les chevaux supplémentaires ont toujours un rôle utile : celui d’améliorer l’agrément et les performances.

Son six cylindres 3,0 litres bi-turbo souffle un tempo prestissimo avec un râle empressé mais ô combien caractéristique qui hurle une gamme mécanique sans altération de 1.000 à 7.000 tr/mn… Ah ce six cylindres « béhème » ! Quelle merveille !  La première vraie accélération est toujours stupéfiante… Elle permet d’atteindre les 100 km/h en 4 secondes. Impressionnant, même si ce n’est que 0,2 seconde de moins qu’une M2 Compétition. J’avoue, ça fait cher le dixième de seconde supplémentaire. Et la vitesse maximale trouve sa limite à 280 km/h.

Pour atténuer ses fougues envolées, la CS, nerveuse mais très maitrisée, dispose de freins « acier » d’un diamètre digne d’un 33 tours (400 mm, précisément) à l’avant avec des étriers à 6 pistons, et de 355 mm à l’arrière, associés à des étriers à 4 pistons. Ca freine fort, et il vaut mieux, longtemps même, l’endurance est enfin de mise sur une BMW. Il reste que la BMW M2 CS, avec sa suspension adaptative à trois niveaux, reste un outil particulièrement fou à conduire, à guider, un régal.

La puissance passe bien au sol, sur le sec, respectant la philosophie avouée : celle d’une propulsion « plaisir », joueuse à souhait, mais jamais trompeuse, excitante même lorsqu’on déconnecte toutes les béquilles électroniques…

Pas d’intermédiaire ! C’est du « ON/OFF », à vous d’y mettre les limites, les vôtres sans doute, pas celles de l’auto.  Lorsque les routes sont plus humides, attention à l’optimisme ! Le moindre écart pourrait transformer la ballade en galères. Mais c’est aussi l’esprit d’une vraie propulsion qui reste sans danger à conduire lorsque l’électronique s’en mêle.

Caractéristiques techniques BMW M2 CS

Fiche Technique BMW M2 CS
Modèle essayé : BMW M2 CS
Moteur
6 cylindres en ligne 3.0 litres bi-turbo
Puissance
450 ch
Couple
600 Nm à 2000 tr/min
Poids
1570 kg à sec
0 à 100 km/h
4,0 s
Vitesse max
280 km/h
Tarifs
99 800 euros
Nombre d’exemplaires
3000 dont 200 environ pour la France

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