Bizzarrini relancé par d'anciens pontes d'Aston Martin
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Bizzarrini relancé par d’anciens pontes d’Aston Martin

Après la française Delage et De Tomaso, une nouvelle résurrection de marque disparue refera bientôt surface, avec l’éphémère Bizzarrini.

Un grand talent, au service des autres

Bizzarrini, c’est d’abord le nom de l’un des plus brillants ingénieurs automobiles italiens de l’après-guerre. Après des débuts chez Alfa Romeo, Giotto Bizzarrini travaille pour Ferrari, s’impliquant dans le développement de la 250 Testa Rossa et de la 250 GTO. Au début des années 60, une crise de gouvernance interne frappe le cheval cabré, et Bizzarrini fait partie de la « fronde », ce qui entraîne son licenciement. Il fonde alors sa société d’ingénierie, Autostar, et rejoint ATS, le constructeur de voitures de courses créé par Carlo Chiti pour concurrencer Ferrari.

L’aventure tournant court, Bizzarrini fait profiter à d’autres de son expertise. Il conçoit le fameux V12 3.5 litres tout en aluminium de Lamborghini puis signe la belle Iso Grifo pour le compte d’Iso Rivolta. Enfin, en 1964, Giotto Bizzarrini atteint son rêve, celui de créer ses propres voitures. Tourné avant tout vers la compétition, il réalise néanmoins une splendide 5300 GT Strada à moteur Chevrolet, qui demeure une des plus belles créations des années 60, ainsi que la barquette P538S. Mais faute de moyens, l’histoire s’arrête en 1969. Depuis, Giotto Bizzarrini a été impliqué dans quelques projets restés à l’état de concept-cars ou de modèles uniques.

Des ex-Aston Martin à la manœuvre

Selon plusieurs sources, dont Autocar, un projet est en cours pour relancer Bizzarrini. L’effort de relance est soutenu par le groupe Pegasus Brands, basé à Londres, qui exploite un certain nombre de concessionnaires de voitures de luxe au Royaume-Uni, en Suisse et au Moyen-Orient. A la manœuvre opèrent d’anciens dirigeants d’Aston Martin, principalement Ulrich Bez, qui fut, après être passé par BMW,  Porsche et Daewoo, le CEO de la marque britannique entre 2000 et 2013, ainsi que Christopher Sheppard, qui était en charge des régions Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Aston Martin. Il n’est pas dit si Bizzarrini lui-même est impliqué dans le projet, même si à 94 ans, cela semble difficile. On peut supposer néanmoins que le droit d’usage du nom a demandé son aval.

Entre les Restomod et les renaissances de marques disparues, l’ancien est tendance, signe d’une certaine idée de l’automobile bientôt révolue ? Pour l’instant, rien de plus concret, d’un point de vue technique et industriel, n’a filtré. Projet électrique, ou plus classique comme la P72 De Tomaso ? Nous sommes encore dans une phase de gestation, mais le retour d’un blason des glorieuses sixties n’est pas pour déplaire.

Source : Autocar

Images : wikimedia commons

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