Max Mosley, ancien président de la FIA, est mort
Formule 1

Max Mosley, ancien président de la FIA, est mort


Président de la FIA (Fédération internationale de l’automobile) entre 1993 et 2009, l’Anglais Max Mosley est décédé lundi à l’âge de 81 ans, une nouvelle confirmée par l’homme d’affaires Bernie Ecclestone, ex-grand patron de la Formule 1, au micro de la BBC.

Avocat de formation et ancien pilote automobile amateur dans les années 1960, Mosley était devenu à la fin des années 1970 conseiller juridique de la Formula One Constructors Association (FOCA), organisme représentant les intérêts des constructeurs de la Formule 1. Personnalité très influente de ce sport, il n’avait jamais réussi à se débarrasser de l’embarrassant passé de son père, Sir Oswald Mosley, fondateur du British Union of Fascists, parti d’extrême droite britannique, et sympathisant d’Adolf Hitler.

Remplacé par Jean Todt à la tête de la FIA

Élu président de la FISA (Fédération internationale de sport automobile) en 1991 puis de la FIA (sa nouvelle appellation) en 1993, Max Mosley a suscité durant dix-huit ans l’explosion du business de la F1. Sa prise de pouvoir politique en 1991, était le pendant direct de celle de Bernie Ecclestone sur le plan économique. Après plusieurs années de querelle, ce dernier – dont Mosley était l’associé lors de la fronde – avait imposé depuis 1987 la FOPA (Formula One Promotions and Administration) comme gestionnaire des droits télévisuels et publicitaires de la F1.

C’est également sous la présidence de Mosley que la sécurité dans le sport automobile fut améliorée, un passage obligé après les accidents mortels de Roland Ratzenberger et Ayrton Senna le 30 avril et 1er mai 1994.

En 2008, le tabloïd britannique News of the World avait révélé ses pratiques sadomasochistes avec des prostituées, s’exprimant en allemand, certaines en tenue rayée de prisonnier, d’autres en uniforme, notamment celui de la Luftwaffe. Il avait néanmoins conservé son poste jusqu’en 2009 malgré l’indignation des communautés juives et du sport automobile. C’est un bras de fer entre les constructeurs de F1 et la Fédération qui a finalement eu raison de son règne à la tête de la Fédération. Menacée d’une sécession par les principales écuries et de la création d’un championnat parallèle, le tout sur fond de limitation des coûts, la Fédération avait finalement conclu un accord qui sonnait comme une victoire pour les écuries et avait obligé Mosley à renoncer à un cinquième mandat. Jean Todt lui avait alors succédé.

Depuis 2011, il était président de GlobalNCAP, une association qui soutient l’amélioration et le développement de la sécurité automobile.

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