Futures Alpine électriques : 6 questions à Laurent Rossi, directeur de la marque
Véhicules électriques

Futures Alpine électriques : 6 questions à Laurent Rossi, directeur de la marque


Fort d’expériences qui vont de l’ingénierie moteur à Google, Laurent Rossi, le nouveau directeur général d’Alpine, nous explique comment la petite firme de Dieppe veut se transformer.

On dit que l’A110 s’arrêtera en 2025, que répondez-vous ?L’A110 répond aujourd’hui aux normes Euro6 full qui arrivent à échéance en 2025 et sonnent la mort de son moteur, sans oublier des réglementations locales comme le malus en France ou encore la future norme de sécurité GSR2. Si elle est source de progrès pour le client, côté constructeur, elle implique de nouveaux coûts et des technologies impossibles pour certaines voitures comme l’A110.Alors, quel calendrier pour ces nouvelles Alpine électriques ?Autant pour optimiser leurs lancements dans le réseau des concessionnaires qu’en amont, en développement ingénierie, elles s’échelonneront sur 2024, 2025 et 2026, sans ordre absolu, sauf pour la remplaçante de l’A110, que nous élaborons avec Lotus et qui arrivera la dernière.Pouvez-vous nous préciser la nature de ces deux premières électriques ?Il y aura d’une part un “Hatch”, qui revisite les standards qu’étaient les Clio R.S. et R5 Turbo d’autrefois et, de l’autre, une offre compacte plus familiale, dans le segment C, capable d’accueillir quatre personnes, toutes deux avec une caractérisation sportive très marquée.

Alpine : nouvelle gamme électrique, écurie de F1 et label sportif de Renault

Mais s’agira-t-il de Renault “alpinisées” ou de modèles propres comme le propose Cupra en parallèle à Seat ?Les volumes de ventes pour Alpine n’autorisent pas à partir de rien et il serait dommage de ne pas profiter du potentiel du groupe [NDLR : la nouvelle plate-forme électrique CFM-EV], mais ce seront deux Alpine à part entière. Si l’une se rapproche du projet de R5 électrique parce que c’est sa définition, pour l’autre, la filiation technique avec d’autres modèles du groupe sera plus difficile à lire […]. Nous aurons un montant de différenciation, qui leur donnera un côté unique, et leurs caractéristiques de sportivité et de mania-­bilité seront typiques de ce que doit proposer une Alpine.On peut envisager techniquement des quatre roues directrices pour le projet du segment C, pas pour le “Hatch” […]. Mais on peut aussi réaliser beaucoup de choses via le Torque Vectoring [NDLR : pilotage par les freins] et, pour ça, vous avez juste besoin d’une électronique dédiée. Nous sommes encore au tout début de la définition des projets mais, à l’horizon 2025, l’évolution des batteries, les arbitrages que l’on peut faire entre régénération et préservation, les infrastructures vont permettre d’envisager un usage équivalent [NDLR : autonomie/recharge] à celui d’un véhicule non électrique.Aujourd’hui, la plate-forme électrique de l’Alliance annonce jusqu’à 365 ch et 600 Nm. L’application chez Alpine ira-t-elle plus loin ?C’est un niveau de puissance qui nous semble largement suffisant car la Nissan Ariya Performance que vous évoquez est un SUV du segment D alors que nous serons sur un crossover plus compact, dont la masse sera le plus contenue possible […]. La vocation d’Alpine est de continuer à proposer un premium sportif abordable, pas d’imaginer des engins électriques à 200 000 €.

Retrouvez l’intégralité de notre entretien avec Laurent Rossi dans L’Automobile Magazine n°900

Publié le 12/05/2021 Mis à jour le 12/05/2021

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