Pourquoi le nouveau Toyota Yaris Cross peut réussir
Véhicules électriques

Pourquoi le nouveau Toyota Yaris Cross peut réussir


Sans peur, Toyota a pour ambition de vendre en France, 30 000 Yaris Cross par an. Pour situer cette projection, nous rappellerons que les ténors Peugeot 2008 et Renault Captur se vendent au moins deux fois plus en année normale. Reste que l’objectif du constructeur japonais est élevé et que sa nouvelle mascotte, commercialisée à l’automne, n’aura pas de temps à perdre. Sur quels points forts pourra-t-il compter ? L’AM a fait un tour complet du propriétaire.

1. Une identité différente et uniqueCe n’est pas péjoratif, mais le Toyota Yaris Cross possède un côté plus brut© François Lemaur

Malgré son nom, le Yaris Cross ne partage pas grand-chose physiquement avec la citadine japonaise, hormis le décroché du bandeau de feu arrière. D’ailleurs, aucune pièce de carrosserie n’est commune entre ces deux-là. Intelligemment, Toyota a donné des accents de RAV4 à son petit SUV. Les passages de roues carrés, les bas de caisse épais et les pare-chocs proéminents lui donnent de vrais airs de baroudeur contrairement aux concurrents plus raffinés en présentation. Ce n’est pas péjoratif, mais le Yaris Cross possède un côté plus brut.

A l’intérieur, on pouvait en revanche s’attendre à ce que le petit nouveau reprenne la planche de bord de la Yaris à l’identique. Logique industrielle oblige… C’est en partie vrai, mais pas seulement. Là encore, Toyota a fait l‘effort de doter son “Cross” d’éléments spécifiques, comme le bloc clim’ ou le tableau de bord. De même, on note une petite touche de personnalisation possible sur les versions haut de gamme avec de la couleur en haut de planche de bord et des matériaux recyclés sur les contre-portes, qui tranchent un peu avec le noir de la Yaris.

Le Toyota Yaris Cross se dote d’éléments spécifiques, comme le bloc clim’ ou le tableau de bord.© François Lemaur2. De l’hybride et du 4×4 disponible

Ce n’est en rien une nouveauté pour une Toyota, mais chez les SUV urbains, force est de reconnaitre que les hybrides “simples” ne sont pas nombreux, l’essentiel optant soit pour le tout électrique – contraignant – ou l’hybride rechargeable, cher. Pas le choix pour le Yaris Cross qui sera disponible uniquement avec la motorisation de sa petite sœur, à savoir un 3-cylindres 1.5 atmosphérique de 92 ch associé à un moteur électrique portant la puissance totale à 116 ch. C’est de très bon augure pour les consommations, la Yaris détenant actuellement un record de sobriété sur notre banc de mesure. Qui plus est, cette motorisation semble d’une grande fiabilité.

Par ailleurs, le Yaris Cross pourra aussi recevoir un petit moteur électrique supplémentaire sur le train arrière, récupérant jusqu’à 60 % du couple en cas de besoin et faisant de lui l’un des rarissimes SUV urbains à transmission intégrale. La version 4×4 devrait être environ 2 000 € plus chère sur chaque finition à partir du milieu de gamme.

3. Une interface simplifiée et connectée

Les systèmes multimédia Toyota ne se sont jamais distingués par leur simplicité. Avec le Yaris Cross, le nippon entend répondre à ces critiques et a donc choisi de réagencer un peu ses menus. L’arborescence semble effectivement plus intuitive et l’ergonomie n’est pas perturbée outre mesure puisque les commandes de climatisation restent “physiques” en-dessous. Par ailleurs, l’écran compteur de 7 pouces (sur finition haute) s’avère lisible.

Au-delà de la facilité de prise en main, Toyota a aussi mis la main sur la connectivité. C’est un ressort courant chez les SUV urbains et le japonais entend avoir son mot à dire. Lors de l’achat, les clients pourront opter pour le système Smart Connect – en plus d’une compatibilité CarPlay et Android sans fil – impliquant la présence d’une carte SIM à l’abonnement prépayé pendant quelques temps. En enregistrant une carte bancaire, il sera ainsi possible de payer le parking ou l’essence à distance après avoir profité de la prestation.

5. Une réserve côté habitabilitéAu milieu de ses nombreuses qualités, le Toyota Yaris Cross devra toutefois faire face à un vrai défaut : l’habitabilité arrière© Toyota

Au milieu de ses nombreuses qualités, le Toyota Yaris Cross devra toutefois faire face à un vrai défaut : l’habitabilité arrière. En reprenant exactement l’empattement de la petite Yaris (2,56 m), il ne laisse pas beaucoup de place aux jambes pour les occupants de la banquette. D’autant que celle-ci n’est pas coulissante. Heureusement pour lui, l’espace à bord n’est pas le premier critère d’achat pour un SUV urbain, mais le Yaris Cross souffrira quand même de la comparaison avec les concurrents. Au moins pourra-t-il compter sur une modularité intéressante avec un plancher de coffre en deux partie et une banquette rabattable en 3 parties. Reste maintenant à jauger ses prestations routières, mais il va pour cela falloir être patient puisque nous devrions être invités à en prendre le volant uniquement à partir du mois de juin.

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