Chaque année, le marché des véhicules de collection offre des opportunités uniques aux passionnés et aux investisseurs. L’édition 2026 de la vente aux enchères de Gooding & Christie’s, tenue sur la prestigieuse île d’Amelia en Floride, promet d’être un événement marquant. Parmi les joyaux de la couronne, une Ferrari 212 Export Spider ayant appartenu au légendaire réalisateur italien Roberto Rossellini se distingue. Ce modèle rare, imprégné d’histoire cinématographique et d’excellence automobile, s’apprête à faire son grand retour sur le marché après quarante ans passés au sein d’une collection privée américaine. L’alliance du prestige de Ferrari, du glamour du cinéma italien et de la rareté de ce type de Ferrari 212 devrait capter l’attention mondiale des collectionneurs. Cette vente symbolise une fusion historique où l’art cinématographique et l’ingénierie automobile de luxe se rejoignent, proposant une pièce maîtresse de l’automobile de luxe d’une époque classique.
En bref :
- La vente aux enchères Gooding & Christie’s d’Amelia Island se tiendra les 5 et 6 mars prochains.
- La pièce maîtresse est une Ferrari 212 Export Spider (châssis 0076 E) de 1951.
- Elle a appartenu au célèbre réalisateur italien Roberto Rossellini, en faisant le premier modèle Ferrari acquis par ce dernier.
- Ce véhicule fut exposé aux salons de Genève et de Turin en 1951, où Rossellini l’a découverte avec Ingrid Bergman.
- Le modèle, préparé par Michelotti et la Carrozzeria Vignale, est estimé entre 2 et 3 millions de dollars.
- D’autres modèles notables, comme une Ferrari 750 Monza, seront également présentés, issus de des collections Ferrari emblématiques.
- L’événement est un rendez-vous majeur pour les collectionneurs de véhicules vintage et de prestige.
L’édition 2026 de Gooding & Christie’s à Amelia Island : Un rendez-vous incontournable
La 16ème édition de la vente aux enchères de Gooding & Christie’s, qui se déroulera les 5 et 6 mars 2026 dans le cadre du Concours d’Élégance d’Amelia Island, s’annonce comme un moment phare pour le marché de l’automobile de collection. Cet événement, réputé pour attirer une clientèle internationale et exigeante, mettra en lumière une sélection prestigieuse de modèles Ferrari des années 1950. La maison de vente propose notamment des véhicules rarement restaurés, provenant d’importantes collections nord-américaines, garantissant ainsi leur authenticité et leur histoire préservée.
Parmi les lots d’exception, une Ferrari 750 Monza de 1955, animée par un moteur quatre cylindres Lampredi, capte l’attention des experts. Ce châssis (n°0522 M), initialement livré au pilote italien Franco Corancchia de la Scuderia Guastalla, a participé à de nombreuses compétitions européennes et américaines. Il a ensuite enrichi des collections de renom telles que celles d’Otto Zipper, de Briggs Cunningham et d’Augie Pabst. Cette pièce d’histoire de la course automobile pourrait atteindre entre 3,5 et 4,5 millions de dollars, illustrant la valeur durable de ces icônes. La présence de tels véhicules renforce le statut d’Amelia Island comme un pilier du circuit des enchères automobiles mondiales.

La Ferrari 212 Export Spider 0076 E : Un chef-d’œuvre de design et d’histoire
Au cœur de cette vente d’exception se trouve la Ferrari 212 Export Spider, portant le numéro de châssis 0076 E. Ce modèle, qui a fait l’objet d’une préparation minutieuse par Michelotti et la Carrozzeria Vignale, représente une synthèse parfaite entre performance et élégance. Son histoire publique a débuté au printemps 1951, lorsqu’elle fut fièrement exposée lors des prestigieux salons automobiles de Genève et de Turin. C’est à Turin que son destin bascula, marquant le début d’une association légendaire avec l’une des figures les plus emblématiques du cinéma italien.
Au-delà de son esthétique raffinée, la 212 Export Spider est une illustration des capacités d’innovation de Ferrari au début des années 1950. La la Ferrari 212 ex-Roberto Rossellini mise en vedette chez Gooding & Christie’s n’est pas seulement une voiture ; c’est un témoignage roulant d’une époque dorée de l’automobile. Elle incarne la vision de Ferrari de créer des véhicules à la fois puissants sur piste et somptueux sur route, des qualités qui continuent de séduire les collectionneurs du monde entier. La singularité de ce modèle, couplée à son pedigree, la positionne comme un objet de désir ultime.
L’empreinte de Roberto Rossellini : Quand le cinéma rencontre l’automobile de luxe
L’acquisition de la Ferrari 212 Export Spider (châssis 0076 E) par Roberto Rossellini est un moment clé dans l’histoire des liens entre l’automobile et la célébrité. C’est au salon de Turin, en 1951, que le réalisateur, alors âgé de 45 ans et accompagné de son épouse Ingrid Bergman, fut captivé par le véhicule. Il s’agissait de sa première Ferrari, une acquisition qui, selon Gooding & Christie’s, a servi de « catalyseur à l’une des associations les plus romantiques, culturellement importantes et bien documentées de l’histoire de Ferrari », où le cinéma italien, la célébrité internationale et le nom Ferrari ont convergé pour la première fois. Rossellini était déjà un cinéaste acclamé, avec des œuvres majeures telles que « Rome, ville ouverte » (1945), « Allemagne année zéro » (1948) et « Stromboli » (1950), ce dernier mettant en vedette Ingrid Bergman.
L’histoire de cette Ferrari 212 de Roberto Rossellini est emblématique de la Dolce Vita, une période où le style, le luxe et l’art de vivre à l’italienne rayonnaient à travers le monde. Posséder une Ferrari était déjà un symbole de statut et de bon goût, mais l’associer à une figure comme Rossellini a transcendé la simple possession d’une voiture de collection. Cela a créé une légende, un mythe qui continue de fasciner. Ces voitures ne sont pas de simples engins mécaniques ; elles sont des reliques culturelles, des témoins d’une époque où l’innovation technique rencontrait l’expression artistique et le glamour hollywoodien sur fond méditerranéen. L’impact culturel de cette fusion est indéniable, faisant de chaque trajet un fragment d’histoire vivante.

La valeur d’une icône : Une estimation à la hauteur de son héritage
La Ferrari 212 Export Spider de Roberto Rossellini est proposée à la vente pour la première fois en quarante ans, ce qui renforce considérablement son attrait sur le marché des automobiles de luxe. Après avoir été conservée précieusement dans une collection privée américaine, sa réapparition est un événement majeur. La maison Gooding & Christie’s a estimé la valeur de ce châssis historique entre 2 et 3 millions de dollars. Cette évaluation reflète non seulement la rareté du modèle et son état de conservation, mais aussi et surtout l’aura de son ancien propriétaire et l’histoire unique qu’elle véhicule.
Dans un marché où les pièces d’exception, comme la Ferrari 288 GTO, voient leur cote s’envoler, la provenance historique est un facteur déterminant. Le fait que cette Ferrari ait été le premier achat de Rossellini et qu’elle ait été découverte alors qu’il était en compagnie d’Ingrid Bergman ajoute une dimension inestimable à son pedigree. Pour les collectionneurs d’aujourd’hui, l’acquisition d’une telle voiture vintage est bien plus qu’un investissement ; c’est l’opportunité de posséder un fragment tangible de l’histoire, un pont entre le monde du cinéma, l’âge d’or de Ferrari et une certaine idée du luxe et de l’élégance. La valeur d’une automobile est parfois inséparable de l’histoire qu’elle a vécue.









