Le marché des SUV de luxe connaît une transformation profonde, portée par l’impératif électrique. En 2026, cette catégorie est plus que jamais un terrain d’innovation où les marques premium rivalisent d’ingéniosité. Les constructeurs investissent massivement dans des modèles familiaux, mesurant environ 4,80 mètres de long, une taille considérée comme le cœur de gamme pour toucher une clientèle mondiale. Si l’Europe constitue un marché clé, l’Amérique du Nord et l’Asie verront émerger des véhicules encore plus imposants, adaptés à leurs spécificités. Pour des marques comme Lancia et DS, ces SUV représentent le sommet de leur offre actuelle, marquant une nouvelle ère pour leur positionnement. L’excellence en matière de design, de performance et de technologie est désormais un prérequis pour ces automobiles d’exception, conçues pour une séduction irrésistible et une expérience de conduite sans compromis.
En bref : Le marché des SUV de luxe en 2026 est dominé par l’électrification, avec des modèles de 4,80 m au cœur des stratégies des marques premium. La course à l’innovation se traduit par des autonomies étendues et des puissances de charge records. On anticipe l’arrivée de véhicules à la performance accrue comme le Volvo EX60, l’Alpine A490 sportive, le XPeng G6 à la technologie avancée, ainsi que les ambitieuses jumelles du groupe Stellantis, la Lancia Gamma et le DS N°7. Ces nouveautés redéfinissent les standards du segment, promettant une expérience de conduite où l’élégance du design rencontre l’efficacité électrique.
Les pionniers électriques et l’évolution du segment des SUV premium
L’émergence des SUV électriques premium d’environ 4,80 mètres a débuté en 2019 avec le Mercedes-Benz EQC, un coup d’essai pour la marque à l’étoile. Bien qu’il n’ait pas été un coup de maître immédiat, il a permis à Mercedes de s’établir sur ce segment naissant. Son successeur, le Mercedes GLC EQ Technology, repart sur des bases solides et s’apprête à défier directement le BMW iX3, renforçant la compétition. Dans leur sillage, de nouveaux acteurs majeurs se positionnent avec des propositions ambitieuses, promettant une diversification sans précédent du paysage automobile de luxe.
Cette dynamique attire également des marques agiles comme Volvo et Alpine, ainsi que des constructeurs émergents tels que XPeng. Leurs modèles, à l’image du Volvo EX60, de l’Alpine A490 et du XPeng G6, sont prêts à redéfinir les attentes en matière de performance et de technologie. Parallèlement, le groupe Stellantis mise sur ses marques tricolores et italiennes avec les versions électriques des jumelles techniques, le DS N°7 et la Lancia Gamma, qui visent à capter une clientèle exigeante par leur design distinctif et leurs innovations embarquées. L’objectif commun reste la séduction d’un public en quête d’une automobile d’exception, alliant respect de l’environnement et prestige.

Volvo EX60 : l’électrique aux ambitions longue distance
Le Volvo EX60 se positionne comme la riposte 100% électrique du best-seller XC60. Alors que ce dernier, lancé en 2017 et passé par deux restylages, n’est désormais livrable en France qu’en hybride rechargeable, l’EX60 marque une volonté claire d’électrification intégrale. Ce modèle promet des chiffres impressionnants en termes d’autonomie, avec la capacité de dépasser les 800 km, et des puissances de charge élevées, de quoi convaincre même les plus sceptiques quant à la viabilité du tout-électrique pour les longs trajets.
Son design joue une partition élégante, à la lisière du break et du SUV, offrant une esthétique raffinée qui ne manquera pas de marquer les esprits. Sous le capot, la performance est au rendez-vous avec une entrée de gamme propulsion (P6) de 374 ch, une version intermédiaire (P10) à quatre roues motrices et 510 ch, et un sommet d’offre (P12) revendiquant 680 ch. Les batteries NMC varient de 80 kWh à 112 kWh pour les versions les plus rapides, avec des puissances de charge allant jusqu’à 370 kW. Cette approche méthodique et axée sur l’autonomie et la puissance confirme l’engagement de Volvo pour une automobile de luxe électrifiée, comme en témoigne l’évolution d’autres modèles innovants de la marque, à l’instar du Volvo EX90 test électrique, annonçant un avenir prometteur.
Alpine A490 : l’offensive sportive française sur le segment des SUV
La stratégie 100% électrique d’Alpine progresse avec méthode, en commençant par le bas de la gamme pour monter en puissance. Après l’A290 en 2024, le SUV coupé A390 en 2025 et la berlinette A110 électrique en 2026, l’Alpine A490 est attendue pour 2027. Ce SUV, connu en interne sous le code projet D/E-XO GT, viendra coiffer la gamme de la marque au A fléché. Proche en taille du Porsche Macan électrique, l’A490 se positionnera sur un segment de luxe avec une orientation plus familiale, sans renier l’ADN sportif d’Alpine.
L’Alpine A490 misera sur une technologie avancée avec une architecture de type 800 volts et un système à trois moteurs. Cette configuration permettra d’atteindre une puissance cumulée impressionnante de 555 ch, une référence explicite à la légendaire Renault 5 Turbo 3E, garantissant une performance de premier ordre. Le design sera certainement audacieux, marquant la singularité de cette automobile dans un marché saturé. Ce modèle ambitieux symbolise l’engagement d’Alpine à marier l’exclusivité et la haute performance dans le domaine des SUV électriques.

XPeng G6 : une nouvelle arme de séduction massive sur le marché global
Le XPeng G6 n’est plus une nouveauté stricto sensu, puisque ce modèle est commercialisé en France depuis juin 2024. Cependant, il reste un véhicule d’importance capitale pour le constructeur électrique chinois, qui se revendique premium. XPeng nourrit de grandes ambitions et espère doubler ses ventes en France d’ici 2026, avec un objectif global de 6 000 unités. Le G6 est le fer de lance de cette stratégie, avec un objectif de séduction de 4 200 clients pour cette année, prouvant son potentiel dans le segment des SUV de luxe.
Ce SUV coupé chinois intègre la technologie 800 volts et se décline en trois versions, offrant des puissances de 255, 280 et 470 ch. La version d’entrée de gamme embarque une batterie de 66 kWh, tandis que les deux autres bénéficient d’un accumulateur de 87,5 kWh. Les autonomies annoncées sont respectueusement de 435, 570 et 550 km, assurant une grande polyvalence d’usage pour cette automobile. Récemment restylé, le XPeng G6 affine son design avec un bandeau lumineux entre les phares et un logo repositionné sur le capot, des ajustements subtils mais efficaces pour un modèle prêt à conquérir une clientèle européenne exigeante.
Lancia Gamma : le renouveau d’un héritage avec une touche Fastback
La Lancia Gamma s’apprête à devenir le vaisseau amiral de la gamme Lancia, partageant sa base technique avec le DS N°7. Ce SUV de luxe bénéficiera de la plateforme STLA Medium et sera produit dans la même usine de Melfi en Italie, une logique industrielle pour la marque italienne. La gamme électrique de la Lancia Gamma sera animée par une palette de motorisations de 230, 245 et 350 ch. La version la plus puissante, dotée de deux machines électriques et d’une transmission intégrale, pourrait ressusciter l’emblématique appellation Lancia Gamma HF Integrale, évoquant un riche passé sportif.
Ce qui distinguera la Lancia Gamma de la DS N°7 sera sa silhouette Fastback de SUV coupé, rappelant un Peugeot E-3008 mais dans un format plus imposant, environ trente centimètres de plus en longueur. Ce profil atypique est profondément enraciné dans l’histoire de la marque, puisque la Lancia Gamma originale, produite de 1975 à 1984, était une grande berline familiale caractérisée par une lunette arrière très inclinée. Ce choix audacieux en matière de design souligne la volonté de Lancia de combiner héritage et modernité pour un modèle qui incarnera le renouveau de la marque dans le segment premium des automobiles électriques. Cette démarche reflète l’évolution du marché, où les constructeurs revisitent leur passé pour innover, à l’image des efforts pour créer des Rolls-Royce voiture électrique qui conjuguent tradition et futur.
DS N°7 : le sauveur de la marque premium française ?
Le DS N°7 se présente non pas comme une simple déclinaison break de la DS N°8, mais comme un SUV à part entière, avec une carrosserie plus haute, une poupe entièrement redessinée et un museau subtilement modifié. Malgré ces distinctions, la mutualisation sera palpable à bord. Pour des raisons d’économie d’échelle, l’habitacle sera strictement identique à celui des autres nouveaux numéros de la marque premium tricolore. Ainsi, le conducteur du DS N°7 retrouvera un volant au design atypique, inspiré par l’univers du nautisme, élément distinctif de la marque dans le segment des automobiles de luxe.
Initialement conçu pour être exclusivement électrique, le DS N°7 proposera bien des versions branchées de 230, 245 et 350 ch, offrant une performance adaptée à chaque besoin. Cependant, il sera rapidement complété par une motorisation hybride 48V de 145 ch en entrée de gamme, destinée à rendre le prix plus accessible, ainsi qu’une variante hybride rechargeable de 225 ch, ciblant notamment les flottes d’entreprises. Ce modèle aura la lourde tâche de remplacer le DS7, premier véhicule et best-seller de la marque, un enjeu crucial pour la séduction et le positionnement de DS sur le marché des SUV premium. L’intégration de motorisations hybrides dans sa stratégie montre une volonté d’élargir son offre et de s’adapter aux diverses demandes du marché, à l’instar d’autres innovations dans le domaine des hybrides et électriques qui façonnent l’avenir de la mobilité.









